Le FMI vient d’actualiser la liste des crédits en cours au 25 mars 2026. Une liste qui totalise des crédits d’un montant de 121.4 milliards de dollars.
Le pays le plus endetté auprès de l’institution est l’Argentine avec 41.7 milliards de dollars, suivi de l’Ukraine avec 10.9 milliards de dollars.
Sur le plan africain, l’Egypte est le pays le plus endetté auprès du FMI avec un encours de 7.55 milliards de dollars.
La Côte d’Ivoire se classe en deuxième position avec une dette évaluée à 3,62 milliards de dinars, et le Kenya la 3ème place avec 2.9 milliards de dollars.
L’encours du crédit de la Tunisie auprès du FMI au 25 Mars 2026, atteint 441.5 millions de dollars, ce qui représente seulement 0.3% des engagements du FMI à l’échelle mondiale. Pour 2026, la Tunisie va encore payer 234 millions de dollars pour le FMI sur 12 mois au terme du remboursement d’un crédit sur la période 2016-2019. Depuis le début de l’année, la Tunisie a remboursé pour le FMI l’équivalent de 96 millions de dinars. Une nouvelle tranche de 59 millions de dinars sera payée au mois de Mars 2026.
La Tunisie a déjà engagé des négociations avec le FMI pour obtenir un soutien financier de 1.9 milliard de dollars, mais ces négociations ont été interrompues depuis 2021 à cause de conditions très excessives de la part de l’institution. La Tunisie a décidé depuis des années de rompre les ponts avec le FMI et compter sur soi pour équilibrer son budget et réduire sa dépendance à l’étranger. Une décision qui semble porter ces fruits. L’économie tunisienne montre une certaine résilience face aux chocs internationaux et à la conjoncture nationale et internationale, qui a été saluée par plusieurs institutions. Cette résilience a valu à la Tunisie une amélioration de son rating. Selon l’agence Fitch Ratings, la Tunisie maintient sa note souveraine à long terme « B- » avec une perspective stable en janvier 2026, sortant le pays de la surveillance négative. Cela reflète un risque de crédit élevé mais une stabilisation des finances, avec une dette publique prévue autour de 83% du PIB en 2025.
Au 31 décembre 2025, l’encours de la dette publique extérieure est évalué à 57 milliards de dinars, soit 39 % de l’encours total de la dette publique. Pour 2026, l’État va essayer de mobiliser des financements extérieurs à hauteur de 6.8 milliards de dinars, et des remboursements de 7.9 milliards de dinars.
Une résilience qui vient aussi au dépend d’un recours massif à l’empreint intérieur, surtout auprès de la Banque Centrale. Après des tirages de 7 milliards de dinars en 2025 et en 2024, la Tunisie prévoit des facilités de caisse de 11 milliards de dinars auprès de la BCT afin de boucler le budget 2026.
Ce recours aura certainement un impact négatif sur l’inflation selon les experts.
Mais jusqu’à quand l’économie tunisienne peut-elle tenir, surtout face à une conjoncture internationale instable ?


























