A la lumière du déroulement de la guerre Israelo américaine dans le Golfe, l’Organisation Mondiale du Commerce vient d’actualiser ses chiffres concernant les perspectives du commerce mondial en 2026. La guerre a un impact important sur les échanges d’hydrocarbures et certains services commerciaux. Le Golfe est une plaque tournante du commerce mondial.
Croissance du commerce de marchandises de 1.9% en 2026 :
Selon l’organisation, la croissance du volume des échanges de marchandises passerait de 4,6 % en 2025 à 1,9 % en 2026 avant de remonter à 2,6 % en 2027. La croissance du volume des échanges de services ralentirait, passant de 5,3 % en 2025 à 4,8 % en 2026, puis remonterait à 5,1 % en 2027.
En 2025, le commerce mondial des biens et services a progressé d’environ 4,7 %, dépassant la croissance du PIB mondial (2,9 %). En 2026, le commerce des biens et services et le PIB devraient croître à un rythme similaire (2,7 % pour le commerce et 2,8 % pour le PIB). La valeur courante en dollars américains du commerce mondial de marchandises, mesurée par les exportations, s’élevait à 26 260 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 7 % par rapport à 2024.
Le commerce des services a atteint 9 560 milliards de dollars l’an dernier, en hausse de 8 % par rapport à l’année précédente.
Le commerce des biens et services, en termes de balance des paiements, s’est établi à 34 650 milliards de dollars en 2025, en hausse de 7 % sur un an.
Si la hausse des prix du pétrole liée au récent conflit au Moyen-Orient se maintient, elle pourrait amputer de 0,5 point de pourcentage la croissance de 1,9 % du commerce des marchandises en 2026. À l’inverse, la croissance pourrait également être stimulée de 0,5 point de pourcentage si le commerce des biens liés à l’IA reste aussi dynamique qu’en 2025.
Quel facteur prédominera au cours de l’année ?
L’impact du conflit au Moyen-Orient sur le commerce des services pourrait être aussi important que sur celui des marchandises, amputant la croissance de 0,7 point de pourcentage en 2026, en raison des risques importants de dégradation des transports et des voyages internationaux.
Un conflit prolongé pourrait maintenir les coûts du transport et du carburant à un niveau structurellement élevé, perturber les principales liaisons maritimes et aériennes, et peser sur le tourisme régional et la demande mondiale de voyages.
Les prévisions de croissance du commerce de marchandises pour 2026, bien qu’inférieures à celles de 2025, restent supérieures aux prévisions précédentes de 0,5 %. Cette révision s’explique par la révision à la hausse des projections de croissance du PIB, par la perspective d’une forte croissance continue des échanges liés à l’IA et par un impact des droits de douane plus faible que prévu. Les récentes modifications de la politique commerciale en 2026 ont principalement consisté en la substitution d’instruments juridiques plutôt qu’en une modification substantielle des barrières tarifaires.
Et l’Afrique dans tout ça ?
Selon le rapport de l’OMC, et selon le scénario de base, les exportations africaines vont augmenter de 1.2% en 2026 et de 2.2% en 2027, alors que les importations vont augmenter de 3.2% en 2026 et de 3.7% en 2027.
Selon le scénario de prix élevé de l’énergie à cause de la guerre du Golfe, la situation va nettement changer.
En effet, les exportations vont augmenter de 1% en 2026 et de 2% en 2027, alors que les importations vont augmenter de 4.2% en 2026 et de 3.2% en 2027.
Ainsi le PIB africain dans le scénario de base augmentera de 4.3% en 2026 et de 4.4% en 2027.
Pour le commerce de services en Afrique, et selon le scénario de base, la croissance prévue en 2026 sera de 3.7% et de 3.4% en 2027. Pour le deuxième scénario, la croissance sera de 1.7% en 2026 et de 2.8% en 2027.


























