Les prix des hydrocarbures sont libres au Maroc et obéissent à la règle de l’évolution des cours mondiaux. Une formule qui a été adoptée par la Tunisie, mais rapidement laissée pour des raisons purement politique.
La fixation des prix au Maroc est libre depuis 2015. Le prix du carburant est déterminé par les distributeurs selon les cours internationaux du pétrole, ajustés deux fois par mois (1er et 16). Le prix à la pompe dépend du coût d’importation, des taxes (TVA, TIC), des frais de transport et des marges bénéficiaires des pétroliers.
Selon les agences spécialisées, le baril de Brent pour la livraison de juin a augmenté de 6,2% pour arriver à 125,36 dollars le baril. Le prix du brut de l’ouest du Texas de référence pour le pétrole des États-Unis a connu une hausse de 2,3% pour se fixer à 109,38 dollars le baril. Pour mémoire le prix du Baril était de 70 dollars à la veille de la guerre déclenchée contre l’Iran.
Les prix à la pompe au Maroc ont augmenté 3 fois durant les mois de Mars et Avril. Une baisse est prévue pour le mois de Mai. En effet, le gouvernement marocain est intervenu pour faire face à cette flambée. Il a mobilisé plus de 173 millions de dollars le mois dernier pour limiter la hausse. Cette intervention revêt pour le gouvernement marocain selon sa ministre de l’économie « une dimension sociale et économique ».
En Tunisie on n’a pas enregistré aucune hausse des prix à la pompe malgré la hausse des cours de brut. Selon certains experts, si les prix mondiaux continuent à ce rythme, l’Etat doit mobiliser plus de 6 milliards de dinars d’ici la fin de l’année.




















