Dans un contexte de mutation rapide du marché du travail à l’échelle internationale, la question de l’adéquation entre la formation académique et les besoins réels des entreprises devient de plus en plus pressante. Wajden Wergui, enseignante à l’École supérieure de commerce, met en lumière un décalage significatif entre les compétences acquises à l’université et celles recherchées sur le marché, notamment à l’étranger.
S’appuyant sur des rapports récents, elle souligne que plus de 60 % des entreprises estiment qu’il existe un problème d’équivalence entre les compétences demandées et celles issues de l’enseignement supérieur. Ce constat révèle une distanciation croissante entre la formation académique et les attentes concrètes du monde professionnel.
Selon elle, cette inadéquation est particulièrement marquée dans des secteurs stratégiques comme l’intelligence artificielle et le numérique, où les évolutions rapides nécessitent des compétences actualisées et opérationnelles. « Aujourd’hui, il existe une différence réelle entre la formation universitaire et les exigences du marché de l’emploi », affirme-t-elle.
Consciente de cette problématique, Wajden Wargui insiste sur la nécessité pour les universités de repenser leurs approches pédagogiques. Elle appelle à un rapprochement entre les dimensions théorique et appliquée de l’enseignement, afin de mieux préparer les étudiants à intégrer efficacement le marché du travail.
Elle conclut en soulignant l’importance d’identifier avec précision les besoins du marché de l’emploi et d’adapter les parcours universitaires en conséquence, dans l’objectif de réduire ce fossé et de renforcer l’employabilité des diplômés.
Abidi Hanen

























