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La schizophrénie de la Banque Centrale

Lexpert Editeur Lexpert
12 avril 2026
in Actualités, Economie
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Les banques centrales sont connues à être comme des sectes. Ils ont une idéologie, une stratégie, une ligne de conduite fixe basée sur les fondamentaux de l’économie; mais s’adaptent légèrement à la conjoncture.

Notre Banque Centrale semble être schizophrène. Tellement on a eu des changements de gouvernements, de présidents, de tendances politiques, que la BCT ne sait plus sur quel pied danser.

Le discours du gouverneur de la Banque Centrale lors du Global Money Week, organisé par l’Observatoire de l’Inclusion Financière, en tant que membre du réseau international d’éducation financière de l’OCDE nous a poussé  vers cette conclusion. Il a affirmé, l’importance de l’éducation financière face à la montée du cash et la nécessité de renforcer la stratégie nationale du décashing. C’est cette même Banque Centrale qui a laissé passer l’article 57 de la loi des finances 2026, qui ne s’est pas opposée à l’amendement du code de Commerce, qui n’a rien fait pour l’adoption de la loi sur la lutte contre l’exclusion financière, qui n’a pas renouvelé sa stratégie pour l’inclusion financière depuis 2022, qui n’est pas active pour le développement des fintechs et l’open banking….

 

Des projets dans l’air :

Nous ne doutons pas un moment que les responsables de la Banque Centrale sont conscients que la montée du cash dans l’économie est très préjudiciable pour la liquidité bancaire et traduit une croissance du secteur informel. Comme nous ne doutons pas que ces mêmes responsables croient dur comme fer que la digitalisation, l’inclusion financière ainsi qu’une politique monétaire intelligente sont les seuls moyens pour le décashing de l’économie nationale.

Les Billets et Monnaie en Circulation ont atteint 28.2 milliards de dinars, et les besoins de refinancement des banques 11.3 milliards de dinars. Face à cette situation aucune mesure n’a été prise par la BCT. Un silence total du côté de « la grande muette ».

Ce silence intervient alors que la Banque Centrale est un acteur principal de la stratégie nationale de décashing lancée depuis plus de 6 ans. Qu’en est-il de cette stratégie?

La Banque Centrale peut-elle nous donner une évaluation de la stratégie nationale de l’inclusion financière 2018-2022 et qui compte parmi ces axes, la finance digitale, la micro-assurance, le refinancement et l’éducation financière ?

Qu’a fait l’Observatoire de l’inclusion financière pour l’inclusion des 64% de la population adulte ? Pour le savoir, il suffit de visiter le site web de cette entité sous tutelle de la BCT. Un site en phase expérimentale depuis plus de 3 ans, comme l’indique une banderole. Des chiffres et des statistiques non actualisés, et un rapport d’activité absent.

Quelles sont les mesures entreprises par la Banque Centrale pour redynamiser l’examen du projet de loi pour la lutte contre l’exclusion financière qui a été présenté au mois de Mars 2024 et qui attend toujours dans les tiroirs de l’assemblée. Pourtant ce projet de loi, et malgré quelques réserves, est très important pour le système financier. En effet, le projet de loi prévoit 4 mesures essentielles qui couvrent la digitalisation des services financiers, la protection des clients, le renforcement de l’éducation financière et la rationalisation de l’utilisation du cash.

La Banque Centrale a-t-elle contribué à l’amélioration de l’offre bancaire afin qu’elle répond aux différents besoins des clients quelque soit leur niveau de revenu ? Même ceux inclus dans le système financier ne sont pas satisfaits, puisque le taux de satisfaction de l’offre des services financiers ne dépasse pas les 37%.

Le gouverneur de la Banque Centrale peut-il nous informer sur ces efforts que ce soit au niveau du ministère de tutelle ou auprès des députés de l’assemblée pour bloquer l’adoption de l’article 57 de la loi des finances 2026 ?

En effet, l’actuelle loi des finances a abrogé une disposition en vigueur depuis 2019 qui prohibe le paiement en cash les transactions d’un montant égal ou supérieur à 5.000 dinars. Pourtant cette mesure était l’épine dorsale de la stratégie nationale de décashing. L’objectif étant la lutte contre la contrebande, le marché parallèle, le terrorisme et les transactions suspectes au moment ou le GAFI nous a mis à la liste grise. L’actuel article 57 de la loi des finances autorise le règlement intégral en espèces de toutes les transactions sans aucun plafonnement. Selon l’exposé de motif, cette mesure a pour objectif d’assouplir les procédures administratives et enlever les entraves rencontrées par les particuliers et les opérateurs économiques lors du règlement des transactions financières.

Le gouverneur de la BCT, peut-il nous informer sur les résultats de la solution de paiement mobile lancée depuis le mois de Juin 2022 avec la participation de 7 banques, ou l’activité de la Sandbox règlementaire pour les fintechs ? Sur ces deux projets aucune information n’a été publiée, car des difficultés permanentes persistent.

 

L’éducation financière comme seule arme !

Si le gouverneur de la Banque Centrale compte sur l’éducation financière pour résoudre le problème du decashing en Tunisie, il faudra s’attendre à un niveau de 30 milliards de dinars qui circulent dans la rue.

Nous croyons qu’une Banque Centrale lucide doit œuvrer à comprimer le phénomène du cash à travers du lobbying sur les décisions du gouvernement, la réalisation d’études professionnelles afin de convaincre les décideurs, à actionner tous les leviers de la politique monétaire pour réduire la circulation fiduciaire.

Annoncer sa vision sur le décashing publiquement pour la consommation médiatique, et derrière on ne fait rien ; ceci ne peut être que de la schizophrénie.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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