Avec le peu de moyens logistiques et humains qu’il a, le ministère du commerce est en train de veiller à la régulation et à la surveillance du marché. Certains jugent qu’ils ne trouvent pas l’impact de ce travail sur terrain vu la hausse des prix et l’absence de plusieurs produits de première nécessité. Or il faut savoir que le ministère du commerce est au centre de plusieurs processus à savoir la production agricole, la production industrielle, l’importation,….Son action dépend de plusieurs intervenants et plusieurs paramètres en amant.
N’empêche qu’on enregistre depuis quelques temps un certain laxisme au niveau du contrôle du marché et la lutte contre les pratiques déloyales. Pire encore, le ministère du commerce prend certaines décisions qu’il n’arrive pas à appliquer sur terrain. C’est le cas de la fixation des prix des bananes ou encore les marges bénéficiaires qui viennent d’être fixés pour les produits de la pêche, les fruits et légumes et les produits de volaille.
Mai la chose à laquelle on ne peut être tolérant, c’est d’avoir une décision du ministère du commerce qui n’est pas appliquée à quelques mètres du siège du ministère lui-même.
Le 30 Janvier dernier le ministère du commerce a publié un communiqué dans lequel il appelle les différents intervenants dans le secteur des cafés a s’approvisionner auprès des torréfacteurs agréés locaux et ne pas utiliser le café de contrebande mettant en garde contre sa qualité et son impact sur la santé. Le ministère a affirmé que ces services de contrôle économique sont mobilisés pour la surveillance des circuits de distributions et a menacé des sanctions pénales contre tous ceux qui distribuent, utilisent ou transportent ces produits.
Or, et à moins d’un kilomètre du siège du ministère du commerce à la Rue Ghana, et précisément à la Rue des Salines, un grand commerce de café de contrebande importé d’Algérie tourne à plein régime. Du café torréfié en graines se vendant à 26 dinars le kilo, et du café moulu à 6 dinars le paquet de 250 grammes. Les commerçants semblent ne rien craindre puisque ce sont des dizaines de kilos qui sont exposés devant ces commerces.
Ce commerce illégal est encore plus important si on se déplace à 3 kilomètres du siège du ministère du commerce du côté du marché de Moncef Bey, ou les ventes se font en gros pour les cafés et les restaurants.
Certes il faut se poser la question sur la manière dont ces quantités qui se chiffrent en dizaines de tonnes sont entrées sur le territoire tunisien. Mais, le ministère du commerce s’il a pris la décision de combattre ce fléau, il ne doit pas le faire à coups de communiqués, mais à travers des programmes spécifiques d’intervention sur le terrain. Principalement le ministère du commerce doit commencer par nettoyer ces alentours.


























