L’ancien président français Nicolas Sarkozy disait : « les prochaines guerres seront guidées par la démographie et non pas par la géographie ». Le monde enregistre aujourd’hui des bouleversements importants, avec des pays en développement qui ont une croissance démographique importante et une population jeune, et des pays développés qui sont tombés sous la barre du renouvellement des générations et une population qui vieillit avec une espérance de vie élevée.
8.5 Milliards d’habitants sur terre :
La démographie est aussi importante dans un contexte d’épuisement des ressources existantes sur la terre et une population mondiale qui consomme de plus en plus. Le Jour du Dépassement (Earth Overshoot Day) qui est la date annuelle où l’humanité a consommé toutes les ressources naturelles renouvelables que la Terre peut régénérer en un an, marquant le début d’une période où nous vivons « à crédit » écologique avance continuellement pour atteindre la date du 24 juillet en 2025.
En 2025, la population mondiale devrait atteindre environ 8,2 à 8,5 milliards d’habitants, selon les projections de l’ONU, avec un taux de croissance annuel de 0,85 %, ajoutant environ 70 millions de personnes par an.
L’inde a la plus grande population avec 1.463.865.000, suivie de la Chine 1.416.096.094, et les Etats Unis avec 347.275.807 habitants. L’Egypte est classée 13ème avec une population de 118.365.995 habitants en 2025.
L’Asie demeure le centre mondial des naissances
En 2025 et selon, les projections des Nations Unies, l’Asie représente la plus grande part des naissances dans le monde, principalement en raison des pays populeux dont la population est relativement jeune. L’Inde domine largement le classement, avec plus de 23 millions de naissances en 2025, soit près d’une naissance sur six dans le monde.
La Chine suit avec environ 8,7 millions de naissances, malgré des décennies de baisse de la fécondité . Le Pakistan, le Bangladesh et l’Indonésie figurent parmi les autres contributeurs importants, ce qui souligne le poids démographique persistant de l’Asie.
Source : Our Word in Data
Le Nigeria enregistre des naissances plus que l’ensemble de l’Europe :
L’Afrique est la région du monde où la croissance démographique est la plus rapide, ce qui s’explique par des taux de fécondité élevés et une population jeune sur une grande partie du continent. Le Nigéria se distingue particulièrement avec 7,6 millions de naissances en 2025, soit plus que l’ensemble de l’Europe, qui devrait enregistrer environ 6,3 millions de naissances.
Plusieurs autres pays africains, dont la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, la Tanzanie et l’Égypte, figurent également parmi les leaders mondiaux.
L’Europe et l’Asie de l’Est font face à des vents contraires démographiques
En revanche, l’Europe et certaines régions d’Asie orientale affichent des taux de natalité relativement faibles en raison du vieillissement de la population et de taux de fécondité constamment bas.
L’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l’Italie enregistrent chacune moins de 750 000 naissances par an.
Le Japon, qui contribuait autrefois de manière significative aux naissances mondiales, devrait également enregistrer moins de 750 000 naissances en 2025, témoignant de son déclin démographique persistant. Ces tendances suscitent des inquiétudes quant à la croissance de la population active et à la viabilité économique à long terme de nombreuses économies avancées.
La Tunisie à la 94ème place mondiale des naissances :
En 2025, et selon les projections de « Our World in Data », la Tunisie a enregistré 160.508 naissances et 76.750 décés, soit une croissance de la population de 84.000 habitants. Ces chiffres sont des projections calculés sur la base d’un rythme de croissance annuel
Selon l’INS, les naissances ont atteint 147.000 en 2023 et 133.322 en 2024. A ce rythme la Tunisie encoure un risque démographique et économique importants. En effet, Le renouvellement des générations est en danger, avec une population qui vieillit et une chute de la fécondité à 1,7 enfant par femme en 2024, un niveau en dessous du seuil de 2,1 nécessaire. Le taux annuel de croissance démographique a chuté à 0,87 %, son plus bas niveau depuis l’indépendance.
Le nombre de mariages a de son côté chuté de 10% selon l’INS avec seulement 70.000 mariages seulement en 2024 contre 78.000 en 2023.
Cette situation a un impact important sur la viabilité du système de retraite déjà en difficultés, l’emploi, et les besoins de l’économie nationale dans le futur.
ABOU FARAH























