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Indice FAO 2025 : Baisse des prix du riz, des céréales et du sucre, et hausse dans les huiles végétales

Lexpert Editeur Lexpert
10 janvier 2026
in Actualités
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La Tunisie est très influencée par les bourses mondiales des principaux produits agricoles. Nous sommes importateur net de riz, de sucre, des céréales, des huiles végétales, de maïs… et depuis quelques temps de viandes rouges et blanches.

C’est ainsi que notre balance commerciale alimentaire est très impactée par les fluctuations des prix à l’international. Selon le dernier bulletin publié par l’Observatoire National de l’Agriculture, la balance commerciale alimentaire a enregistré au cours des huit premiers mois de l’année 2025 un excédent de 683,2 MD contre un excédent de 1605,6 MD durant le même période de l’année précédente ; enregistrant ainsi, un taux de couverture de 115,7% à fin août 2025 contre 135,5% à fin août 2024.

Ces fluctuations impactent aussi les finances des entreprises publiques qui importent ces produits à l’instar de l’Office du Commerce de Tunisie pour le sucre, le café, et le riz,…l’Office National des huiles, et l’office des céréales. Les cours des produits agricoles affectent aussi indirectement les prix des œufs puisque 70% du coût d’un œuf est importé, et de la viande rouge et blanche à travers les prix de l’alimentation animale importée à plus de 60%.

L’indice des prix FAO des produits alimentaires pour le l’année 2025, fait état d’une légère hausse des prix sur l’ensemble ; mais une baisse pour ceux importés par la Tunisie à savoir le riz, le sucre et les céréales.

En détail et selon l’organisation onusienne, l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi à 124,3 points en décembre 2025. Il enregistre une baisse de 0,8 point (0,6 pour cent) par rapport à son niveau du mois de novembre, car le recul des indices des prix des produits laitiers, de la viande et des huiles végétales a plus que compensé les hausses du prix des céréales et du sucre. L’indice était inférieur de 3,0 points (2,3 pour cent) à sa valeur constatée il y a un an et de 35,9 points (22,4 pour cent) à son niveau record de mars 2022. En 2025, l’indice a affiché une valeur moyenne de 127,2 points, soit 5,2 points (4,3 pour cent) de plus que la moyenne de 2024.

L’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 107,3 points en décembre, en progression de 1,8 point (1,7 pour cent) par rapport à novembre. Le regain d’inquiétudes liées aux flux d’exportation de la mer Noire a soutenu les prix internationaux du blé. L’abondance de l’offre a toutefois continué d’exercer une pression à la baisse sur les marchés, la confirmation de récoltes considérables en Argentine et en Australie amplifiant cette tendance au repli. À l’inverse, les marchés mondiaux du maïs ont été stimulés par une forte demande à l’exportation et une importante production intérieure d’éthanol au Brésil et aux États-Unis d’Amérique, tandis que les prix du sorgho ont progressé de concert avec ceux du maïs, malgré le rythme peu soutenu des ventes à la Chine, principal importateur de sorgho à l’échelle mondiale.

L’indice FAO des prix de tous les types de riz s’est apprécié de 4,3 pour cent, les prix ayant progressé dans tous les segments du marché du riz sous l’effet conjugué de la baisse de la pression des récoltes, de l’amélioration de la demande et des mesures stratégiques de soutien. Sur l’ensemble de l’année 2025, l’indice FAO des prix des céréales s’est établi à 107,9 points, en recul de 5,6 points (4,9 pour cent) par rapport à 2024, ce qui représente sa moyenne annuelle la plus basse depuis 2020. L’indice FAO des prix de tous les types de riz a affiché une valeur moyenne de 103,5 points en 2025, en chute de 35,2 points par rapport à 2024. Cela s’explique par la pression à la baisse sur les cours du prix causée par l’abondance des disponibilités exportables, la forte concurrence entre les exportateurs et la diminution des achats de certains pays importateurs d’Asie.

L’indice FAO des prix des huiles végétales s’est établi en moyenne à 164,6 points en décembre, ce qui correspond à un fléchissement de 0,4 point (0,2 pour cent) par rapport à novembre et constitue son niveau le plus bas depuis six mois. Cette baisse est due au recul des prix des huiles de soja, de colza et de tournesol, qui ont plus que compensé la hausse des cours de l’huile de palme. Les prix mondiaux du soja ont décliné en raison des fortes disponibilités exportables de l’Amérique, alors que l’augmentation de la production de colza en Australie et au Canada a exercé une pression à la baisse sur les marchés du colza.

En ce qui concerne l’huile de tournesol, l’atonie de la demande mondiale à l’importation, liée à l’affaiblissement de la compétitivité des prix, est un facteur de la contraction des prix pour le deuxième mois consécutif en décembre. En revanche, les prix internationaux de l’huile de palme se sont légèrement raffermis, principalement en raison des perspectives de ralentissement saisonnier de la production en Asie du Sud-Est, qui ont compensé les effets d’une production et de stocks plus élevés que prévu en Malaisie à la fin de l’année 2025.

En 2025, l’indice FAO des prix des huiles végétales s’est situé en moyenne à 161,6 points, soit une hausse de 23,6 points (17,1 pour cent) en glissement annuel, qui le situe à son niveau le plus élevé depuis trois ans, dans un contexte de resserrement de l’offre mondiale.

L’indice FAO des prix de la viande a enregistré une valeur moyenne de 123,6 points en décembre. Il recule de 1,7 point (1,3 pour cent) par rapport à sa valeur révisée de novembre, mais reste supérieur de 4,1 points (3,4 pour cent) à sa valeur d’il y a un an. La baisse des prix a concerné toutes les catégories de viande, en premier lieu la viande bovine et la viande de volaille. Le déclin des prix mondiaux de la viande bovine s’explique par le recul des cours en Australie, où le temps sec saisonnier a conduit à un déstockage des cheptels, ce qui a augmenté le nombre de bovins disponibles pour l’abattage et pesé à la baisse sur les prix. Les cours internationaux de la viande de volaille se sont contractés, car l’abondance de l’offre exportable a dépassé la demande d’importation mondiale. Les prix de la viande ovine ont connu une légère baisse, due à l’arrivée sur le marché d’une offre saisonnière plus importante, malgré la persistance d’une forte demande mondiale à l’importation.

Sur l’ensemble de l’année 2025, l’indice FAO des prix de la viande s’est établi en moyenne à 123,2 points, en hausse de 6,0 points (5,1 pour cent) par rapport à 2024, sous l’effet d’une forte demande mondiale à l’importation et des incertitudes croissantes du marché liées aux épidémies de maladies animales et aux tensions géopolitiques. Les prix mondiaux de la viande bovine et ovine ont nettement augmenté par rapport à l’année passée, étant donné la forte demande à l’importation et le manque de disponibilités à l’exportation. En revanche, les prix de la viande de volaille ont légèrement baissé étant donné l’abondance de l’offre.

L’indice FAO des prix des produits laitiers a reculé de 5,9 points (4,4 pour cent) en décembre. Les prix du beurre se sont effondrés, du fait de l’augmentation saisonnière de la disponibilité de la crème en Europe et de l’accumulation de stocks à la suite de la forte production enregistrée plus tôt dans l’année.

Malgré ces récentes contractions, l’indice FAO des prix des produits laitiers s’est établi en moyenne à 146,9 points en 2025, soit 13,2 pour cent de plus que la moyenne de 2024, ce qui témoigne des fortes hausses de prix au cours du premier semestre. Cette progression annuelle est principalement imputable au fromage, au lait entier en poudre et au beurre, portés par une forte demande mondiale à l’importation et par l’offre limitée de disponibilités exportables plus tôt dans l’année. Les prix du lait écrémé en poudre, quant à eux, n’ont augmenté que marginalement, ce qui est le signe d’une disponibilité abondante et d’une croissance de la demande modeste en comparaison.

L’indice FAO des prix du sucre a affiché une valeur moyenne de 90,7 points en décembre, qui correspond à une augmentation de 2,1 points (2,4 pour cent) par rapport à novembre, après trois baisses mensuelles d’affilée, mais ce niveau demeure inférieur de 28,6 points (24,0 pour cent) à celui de l’année dernière au même mois. Le rebond observé en décembre s’explique principalement par la chute de la production de sucre dans les principales régions cultivatrices du sud du Brésil, traduisant le recul du broyage de canne à sucre et une moindre utilisation de celle-ci pour la production de sucre.

Toutefois, les prévisions indiquant une offre mondiale de sucre abondante pour la campagne actuelle, confortées par le bon déroulement des récoltes et les perspectives de production favorables en Inde, ont limité la pression à la hausse sur les prix mondiaux. Sur l’ensemble de l’année 2025, l’indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 104,3 points, soit un repli de 21,4 points (17,0 pour cent) par rapport à 2024, ce qui constitue la valeur annuelle la plus faible depuis 2020 étant donné les importantes disponibilités à l’exportation.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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