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Atlas des risques d’Allianz pour la Tunisie : « Des perspectives améliorées pour une économie isolée »

Lexpert Editeur Lexpert
24 février 2026
in Actualités
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L’assureur Allianz publie chaque année son atlas des risques pays. Dans l’édition 2026 de l’Atlas des risques pays, l’assureur a évalué les perspectives économiques, les risques et les opportunités de 83 pays, représentant environ 94 % du PIB mondial.

 

Méthodologie :

L’analyse des risques pays combine 17 indicateurs à court terme et 18 indicateurs à moyen terme afin d’identifier les pays où le risque de non-paiement est susceptible d’augmenter ou de diminuer au cours des 12 à 24 prochains mois.  Malgré une année marquée par de fortes tensions commerciales et de multiples facteurs de risque – politiques, géopolitiques et budgétaires –, le risque pays mondial s’est amélioré en 2025, soulignant l’efficacité des mécanismes d’adaptation budgétaires, monétaires et commerciaux qui tendent à se manifester en période de forte incertitude.

Selon Allianz, l’Atlas des risques pays 2026 met en lumière un paysage de plus en plus inégal où résilience et fragilité coexistent. Si de nombreuses économies ont renforcé leur capacité d’absorption des chocs, les vulnérabilités systémiques se concentrent davantage sur un nombre restreint de marchés influents. Pour les entreprises et les investisseurs, cela souligne la nécessité d’une gestion des risques fine et prospective, allant au-delà des notations globales. Un suivi continu des conditions de transfert et de convertibilité, des trajectoires budgétaires et des expositions commerciales sera essentiel pour anticiper les points de retournement.

 

La Tunisie a été classée D4 :

La Tunisie a été classée D4, avec un risque élevé pour les entreprises. Nous sommes malheureusement les derniers de la classe de certains pays comparables.

Le Maroc brille par une note à « B1 »,et se positionne comme le pays le plus sûr d’Afrique pour les affaires ».

L’Algérie a obtenu la note C2- moyen, l’Egypte classée D3: risque sensible, le Bahrain classé C4: risqué élevé pour les enterprises et le Qatar classé BB1: risqué bas pour les enterprises.

Sous le titre “Des perspectives améliorées pour une économie isolée” le rapport dresse les differents types de risques évalués par l’analyse.

Risques conjoncturels:

La croissance en Tunisie devrait continuer de se modérer à +1,9 % en 2026 et à un peu plus de 2 % en 2027. L’économie poursuit sa reprise progressive après le ralentissement de 2023/24 causé par une grave sécheresse, un choc inflationniste et un resserrement des conditions de financement mondiales. La situation actuelle s’est améliorée, avec une hausse de la production agricole (le blé a bondi d’environ 18 % en glissement annuel et l’huile d’olive de 55 % en glissement annuel) grâce à l’augmentation des précipitations lors de la campagne de récolte 2024/25, tandis que le tourisme et les TRE ont également progressé. L’inflation devrait rester supérieure à 5 % en 2026/27, toujours inférieure à la moyenne d’avant la Covid-19.

L’amélioration de la balance des paiements a été soutenue par l’amélioration de la situation agricole, la hausse des exportations de machines et de systèmes électriques, principalement des filiales européennes de rang 2 et 3 du secteur automobile, ainsi que par l’industrie textile.

Le tourisme a bondi de 10,3 % entre janvier et novembre 2025, poursuivant son redressement.

Par ailleurs, l’augmentation des transferts de fonds et le ralentissement de l’inflation continueront de soutenir la hausse des dépenses intérieures, ainsi qu’une plus grande accumulation de devises.

 

Risques financiers:

La viabilité de la dette demeure une préoccupation majeure en Tunisie. Le gouvernement s’efforce de réduire sa dette extérieure en privilégiant le financement intérieur via ses banques commerciales et la banque centrale. Le nationalisme et la réduction de la dependence à l’égard de l’étranger constituent la principale stratégie politique du président Saïed, s’inspirant du modèle économique algérien, mais sans le filet de sécurité que représentent les revenus pétroliers dont bénéficie son voisin.

Le recours à la Banque centrale de Tunisie pour les emprunts en devises étrangères se poursuit, et les réserves de change seront à nouveau utilisées pour régler la dernière obligation en euro-obligations à venir, d’une valeur de 750 millions d’euros et arrivant à échéance en juillet 2026. Par la suite, les pressions sur le remboursement de la dette s’atténueront modérément. Ainsi, les besoins de financement de 2026 seront couverts en grande partie par des emprunts intérieurs, compte tenu de l’accès limité de la Tunisie aux financements extérieurs. Toutefois, le gouvernement a indiqué son intention de solliciter des financements internationaux à hauteur de près de 2 milliards d’euros en 2026, après avoir refuse une offre de programme du FMI en raison du caractère concessionnel des prêts du Fonds et du refus de supprimer les subventions.

La situation budgétaire de la Tunisie reste sous pression, même si certaines améliorations se concrétisent. Le déficit budgétaire devrait s’établir à 5,3 % du PIB en 2025, grâce à des recettes plus importantes. Néanmoins, le budget tunisien demeure très vulnérable aux chocs extérieurs liés aux matières premières, les subventions qui représentant près de 20% du budget de l’État, principalement consacrées aux importations de pétrole et de gaz. L’année 2026 présente des risques d’aggravation, le projet de budget 2026 signalant une nouvelle augmentation des dépenses (+6 % par rapport à 2025), notamment par la hausse des salaires, des pensions et des cotisations sociales, ainsi que par la mise en place d’un nouvel impôt sur la fortune.

Le gouvernement a annoncé des mesures pour lutter contre le chômage des jeunes, qui atteint 40 %, et qui demeure un problème structurel. Cependant, la solution propose repose sur l’augmentation du nombre d’employés du secteur public, plutôt que sur le soutien à l’activité du secteur privé. Le recours accru au financement intérieur pour assurer le fonctionnement de l’État engendre non seulement des risques inflationnistes, mais accroît également la vulnérabilité des banques commerciales tunisiennes en raison de leur plus grande exposition à l’État et à l’endettement des entreprises publiques.

L’ensemble du secteur bancaire est soumis à une pression croissante du fait de la boucle de rétroaction entre l’État et les banques et du niveau élevé de la dette publique. Le taux de créances douteuses du secteur a attaint 14,7 % au premier trimestre 2025, son plus haut niveau en quatre ans. Les banques financent de plus en plus l’État, ce qui évince les prêts au secteur privé et limite l’accès au crédit pour les entreprises et les ménages.

 

Risques structurels liés à l’environnement des affaires:

L’économie tunisienne demeure fortement réglementée et protégée, limitant les opportunités économiques. Des barrières commerciales persistent avec la plupart des pays, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de l’automobile, avec des licences d’importation et des quotas stricts. Les investissements directs étrangers (IDE) s’élevaient à 900 millions de dollars américains en 2025 (1,5 % du PIB), mais continuent de se heurter à des restrictions, en particulier dans les services, et demeurent faibles par rapport aux normes historiques, contraints par l’imprévisibilité politique et économique.

L’économie est soutenue par des subventions publiques coûteuses et l’emploi dans le secteur public. Selon les dernières données disponibles, les subventions représentaient 7,1 % du PIB en 2024, tandis que les programmes de promotion sociale et de sécurité en représentaient 1,8 %.

Les syndicats conservent une influence considérable, façonnant les résultats économiques, et les grèves fréquentes perturbent particulièrement les secteurs des phosphates et de l’énergie.

Le secteur informel demeure important en Tunisie, représentant 44,8 % de l’emploi total en 2019. La corruption est un problème répandu, bien que moins généralisée que dans des pays comme l’Algérie, le Maroc ou la Turquie, selon les indicateurs de la Banque mondiale.

Malgré ces défis, la Tunisie conserve certains atouts pour les entreprises. Sa population instruite et sa proximité géographique avec les marchés européens offrent un potential de debouches commerciaux. Le pays a développé une économie diversifiée, combinant industrie manufacturière et tourisme avec les hydrocarbures et les phosphates. Ceci contribue à l’un des niveaux de vie les plus élevés d’Afrique, avec un PIB par habitant estimé à 4 700 USD en 2025 (environ 14 600 USD en parité de pouvoir d’achat).

 

Risques politiques:

Depuis 2019, la Tunisie a connu d’importants changements politiques sous la présidence de Saïed, réélu en 2024 avec une large majorité. Son gouvernement s’est concentré sur la consolidation de la gouvernance et la mise en œuvre de politiques visant à l’indépendance économique. Si cette approche a permis de réduire la dépendance à l’égard de l’aide financière étrangère, elle a également eu un impact modeste sur certains secteurs. Toutefois, les résultats ont été modestes, avec peu d’impact sur les produits non agricoles et à forte valeur ajoutée. L’opinion publique reste optimiste quant aux perspectives économiques et aux conditions de vie, et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) joue un rôle important dans la défense des intérêts de ses membres.

À l’horizon 2026, les tensions sociales pourraient s’intensifier, sous l’influence des clivages générationnels et des aspirations économiques déçues, à l’instar d’autres mouvements qui ont eu lieu dans d’autres régions. Les relations géopolitiques de la Tunisie sont de plus en plus orientées vers des partenariats régionaux, notamment avec l’Algérie et la Libye, tout en maintenant un partenariat plus distant avec ses partenaires occidentaux.

 

 

 

 

Tags: Atlas des risques d’Allianzla Tunisie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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