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En tenue traditionnelle et drapeaux palestiniens : les juifs orthodoxes qui défient le sionisme dans son fief

Lexpert Editeur Lexpert
7 novembre 2025
in Actualités
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Dans une réalité qui bouleverse les perceptions établies, les manifestations menées par des juifs religieux de courants orthodoxes opposés au sionisme gagnent en intensité, des quartiers de la vieille Jérusalem aux rues de Brooklyn et du centre de Londres. Ces groupes, qui croient que la création d’« Israël » est une transgression religieuse, brandissent des drapeaux palestiniens et appellent à la fin du projet sioniste, incarnant une fracture profonde entre l’identité religieuse juive et l’État-nation.

Les racines religieuses : Attendre le Messie et rejeter « l’initiative humaine »

L’opposition religieuse au sionisme précède la création de l’État en 1948. Le mouvement Neturei Karta (Gardiens de la Cité), qui a fait scission d’Agoudat Israel à Jérusalem en 1938, en est le représentant le plus connu. Leur conviction repose sur une interprétation littérale des enseignements juifs, notamment le serment talmudique qui interdirait aux Juifs de « retourner collectivement en Terre Sainte par la force humaine » ou de « se rebeller contre les nations ». Ils croient que le retour à Sion ne doit s’accomplir que par un miracle divin avec la venue du Messie (Mashia’h), et toute tentative humaine de le devancer est considérée comme une hérésie et une rébellion contre la volonté de Dieu.

Le rabbin Moshe Hirsch, ancien conseiller politique de Neturei Karta, a exprimé cette position clairement en déclarant : « Le sionisme est la plus grande menace pour le judaïsme. Il a remplacé la foi en Dieu par un nationalisme laïc. » Hirsch était connu pour ses relations étroites avec la direction palestinienne, y compris le feu président Yasser Arafat, qu’il a conseillé sur les affaires juives.

New York : Les bastions de la protestation orthodoxe

Au cœur de Brooklyn, notamment dans les quartiers orthodoxes de Williamsburg et Borough Park, des manifestations de grande ampleur ont eu lieu pendant la dernière guerre à Gaza. Lors d’une de ces marches en janvier 2024, des centaines de Haredim se sont rassemblés, portant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Le sionisme = hérésie » et « Les vrais Juifs rejettent le sionisme ». Les manifestants, dans leurs tenues traditionnelles, ont brûlé un drapeau israélien aux cris de « Free Palestine ! », une scène choquante pour beaucoup.

Un participant, Yona Roth, a déclaré à des médias locaux : « Nous sommes ici pour montrer au monde que les sionistes ne parlent pas en notre nom. Ils ont volé notre religion et l’ont transformée en une idéologie nationaliste raciste. La terre d’Israël est sacrée, mais elle ne peut pas être un État tant que Dieu n’envoie pas le Messie. »

Londres : Une voix solidaire au cœur de l’Europe

Dans la capitale britannique, il est devenu courant de voir des membres du groupe « Orthodox Jews United Against Zionism » (OUAZ) en tenue traditionnelle, brandissant des drapeaux palestiniens à Hyde Park et devant le siège du gouvernement à Whitehall. Lors d’une grande marche en novembre 2023, le rabbin Yaakov Shapiro du groupe OUAZ a prononcé un discours déclarant : « Ce que l’État d’occupation fait à Gaza est un crime de guerre au nom des Juifs. Nous le rejetons. Nous refusons qu’Israël soit le porte-parole du peuple juif. »

À l’intérieur d’Israël : Le rejet depuis « la forteresse »

Même en Israël, cette opposition est visible. Dans le quartier ultra-orthodoxe de Mea Shearim à Jérusalem, les autorités israéliennes font face à des protestations hebdomadaires où des familles entières refusent le service dans l’armée israélienne, qu’elles considèrent comme une « armée païenne » se battant pour un nationalisme et non pour la religion. Ces familles brûlent publiquement leurs ordres de conscription. Des estimations de médias israéliens indiquent que des milliers de jeunes de ces communautés refusent annuellement le service militaire pour des raisons de conscience, ce qui peut leur valoir des peines de prison.

Analyse : Une minorité symbolique à l’influence morale forte

Bien que ces groupes représentent une petite minorité au sein du monde juif (les adeptes de Neturei Karta sont estimés à quelques milliers seulement dans le monde), leur impact dépasse leur nombre. Leur existence offre une preuve vivante que le judaïsme n’est pas un bloc monolithique derrière le projet sioniste. Cette distinction est souvent utilisée par les activistes pro-palestiniens pour contrer l’idée que l’anti-sionisme équivaut à l’antisémitisme.

L’analyste politique Dr. Ibrahim Mohammad déclare à notre journal : « Ces groupes, bien que marginaux en nombre, jouent un rôle clé dans la déconstruction du récit sioniste qui prétend à une identité parfaite entre le judaïsme et Israël. Ils offrent une légitimité religieuse et morale à la lutte palestinienne depuis l’intérieur du système juif lui-même. »

Alors que ces manifestations se poursuivent, elles rappellent au monde que le conflit en Palestine n’est pas une guerre entre religions, mais est fondamentalement un conflit entre un projet nationaliste colonial d’une part, et un peuple luttant pour sa liberté, soutenu par des individus de confession juive eux-mêmes, qui croient que la justice de la cause palestinienne est une valeur humaine et religieuse supérieure qui transcende les appartenances nationales étroites.

Des juifs orthodoxes contre le sionisme : des manifestations de Jérusalem à New York et Londres pour rejeter l’existence de l’État israélien

Jérusalem/New York/Londres – Dans une réalité qui bouleverse les perceptions établies, les manifestations menées par des juifs religieux de courants orthodoxes opposés au sionisme gagnent en intensité, des quartiers de la vieille Jérusalem aux rues de Brooklyn et du centre de Londres. Ces groupes, qui croient que la création d’« Israël » est une transgression religieuse, brandissent des drapeaux palestiniens et appellent à la fin du projet sioniste, incarnant une fracture profonde entre l’identité religieuse juive et l’État-nation.

Les racines religieuses : Attendre le Messie et rejeter « l’initiative humaine »

L’opposition religieuse au sionisme précède la création de l’État en 1948. Le mouvement Neturei Karta (Gardiens de la Cité), qui a fait scission d’Agoudat Israel à Jérusalem en 1938, en est le représentant le plus connu. Leur conviction repose sur une interprétation littérale des enseignements juifs, notamment le serment talmudique qui interdirait aux Juifs de « retourner collectivement en Terre Sainte par la force humaine » ou de « se rebeller contre les nations ». Ils croient que le retour à Sion ne doit s’accomplir que par un miracle divin avec la venue du Messie (Mashia’h), et toute tentative humaine de le devancer est considérée comme une hérésie et une rébellion contre la volonté de Dieu.

Le rabbin Moshe Hirsch, ancien conseiller politique de Neturei Karta, a exprimé cette position clairement en déclarant : « Le sionisme est la plus grande menace pour le judaïsme. Il a remplacé la foi en Dieu par un nationalisme laïc. » Hirsch était connu pour ses relations étroites avec la direction palestinienne, y compris le feu président Yasser Arafat, qu’il a conseillé sur les affaires juives.

New York : Les bastions de la protestation orthodoxe

Au cœur de Brooklyn, notamment dans les quartiers orthodoxes de Williamsburg et Borough Park, des manifestations de grande ampleur ont eu lieu pendant la dernière guerre à Gaza. Lors d’une de ces marches en janvier 2024, des centaines de Haredim se sont rassemblés, portant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Le sionisme = hérésie » et « Les vrais Juifs rejettent le sionisme ». Les manifestants, dans leurs tenues traditionnelles, ont brûlé un drapeau israélien aux cris de « Free Palestine ! », une scène choquante pour beaucoup.

Un participant, Yona Roth, a déclaré à des médias locaux : « Nous sommes ici pour montrer au monde que les sionistes ne parlent pas en notre nom. Ils ont volé notre religion et l’ont transformée en une idéologie nationaliste raciste. La terre d’Israël est sacrée, mais elle ne peut pas être un État tant que Dieu n’envoie pas le Messie. »

Londres : Une voix solidaire au cœur de l’Europe

Dans la capitale britannique, il est devenu courant de voir des membres du groupe « Orthodox Jews United Against Zionism » (OUAZ) en tenue traditionnelle, brandissant des drapeaux palestiniens à Hyde Park et devant le siège du gouvernement à Whitehall. Lors d’une grande marche en novembre 2023, le rabbin Yaakov Shapiro du groupe OUAZ a prononcé un discours déclarant : « Ce que l’État d’occupation fait à Gaza est un crime de guerre au nom des Juifs. Nous le rejetons. Nous refusons qu’Israël soit le porte-parole du peuple juif. »

À l’intérieur d’Israël : Le rejet depuis « la forteresse »

Même en Israël, cette opposition est visible. Dans le quartier ultra-orthodoxe de Mea Shearim à Jérusalem, les autorités israéliennes font face à des protestations hebdomadaires où des familles entières refusent le service dans l’armée israélienne, qu’elles considèrent comme une « armée païenne » se battant pour un nationalisme et non pour la religion. Ces familles brûlent publiquement leurs ordres de conscription. Des estimations de médias israéliens indiquent que des milliers de jeunes de ces communautés refusent annuellement le service militaire pour des raisons de conscience, ce qui peut leur valoir des peines de prison.

Analyse : Une minorité symbolique à l’influence morale forte

Bien que ces groupes représentent une petite minorité au sein du monde juif (les adeptes de Neturei Karta sont estimés à quelques milliers seulement dans le monde), leur impact dépasse leur nombre. Leur existence offre une preuve vivante que le judaïsme n’est pas un bloc monolithique derrière le projet sioniste. Cette distinction est souvent utilisée par les activistes pro-palestiniens pour contrer l’idée que l’anti-sionisme équivaut à l’antisémitisme.

L’analyste politique Dr. Ibrahim Mohammad déclare à notre journal : « Ces groupes, bien que marginaux en nombre, jouent un rôle clé dans la déconstruction du récit sioniste qui prétend à une identité parfaite entre le judaïsme et Israël. Ils offrent une légitimité religieuse et morale à la lutte palestinienne depuis l’intérieur du système juif lui-même. »

Alors que ces manifestations se poursuivent, elles rappellent au monde que le conflit en Palestine n’est pas une guerre entre religions, mais est fondamentalement un conflit entre un projet nationaliste colonial d’une part, et un peuple luttant pour sa liberté, soutenu par des individus de confession juive eux-mêmes, qui croient que la justice de la cause palestinienne est une valeur humaine et religieuse supérieure qui transcende les appartenances nationales étroites.

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Tags: drapeaux palestiniensles juifs orthodoxes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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