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La Tunisie de plus en plus dépendante des importations

Lexpert Editeur Lexpert
9 février 2026
in Actualités, Economie
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La crise du Covid-19 a démontré que les pays qui sont dépendants des importations ont eu beaucoup de problèmes dans l’approvisionnement durant cette pandémie. La Tunisie est un pays très ouvert à l’économie mondiale de part son histoire allant des romains jusqu’à aujourd’hui et de part sa position géographique. La Tunisie importe une large gamme de produits dominés par les hydrocarbures, ce qui représente une part importante de son PIB. Cette situation engendre des vulnérabilités importantes surtout en périodes de tensions mondiales comme c’est le cas aujourd’hui ou en situation de fluctuations des prix. Mais au-delà de cette vulnérabilité, avons-nous réellement une politique d’importation ? Pouvons-nous contrôler nos importations ?

 

Un déficit commercial abyssal :

Le déficit commercial énorme en Tunisie doit nous interpeller à plus d’un titre. Il s’est creusé en 2025 pour atteindre -21 800 millions de dinars, contre -18 927,6 MD en 2024, selon l’INS. Un creusement de 15,17% résultat d’une hausse des importations (85,49 milliards de dinars) supérieure à celle des exportations (63,69 milliards de dinars). Le déficit énergétique reste le principal facteur de ce déséquilibre.

Le président de la République avait soulevé cette problématique à plusieurs reprises en mettant l’accent sur la nécessité de contrôler les importations. C’est dans ce cadre qu’il reçu au mois d’Avril 2025, le ministre du commerce et a donné des instructions claires afin de maîtriser le flux. Il a ainsi déclaré : « Il y a d’énormes sommes de devises absorbées par l’importation de produits qui ne profitent qu’à quelques importateurs et à une poignée de consommateurs. Le président a jugé « qu’il était inconséquent de parler de déséquilibre de la balance commerciale avec certains pays, alors que les produits importés ne sont ni essentiels ni introuvables sur le marché local, voire totalement superflus ».

Des instructions qui n’ont pas trouvé échos malheureusement du côté du ministère du commerce, puisque la situation s’est nettement empirée depuis.

 

Des mesures inefficaces pour contrôler les importations:

Malgré plusieurs mesures pour booster les exportations et réduire le déficit énergétique, le déficit ne cesse d’augmenter d’une année à autre. S’ajoutent à ces mesures la mise en œuvre de systèmes de contrôle des importations. En effet, selon  l’article 30 de la loi n°98-106 du 18 décembre 1998 relative aux mesures de sauvegarde à l’importation stipule que lorsqu’il s’avère que l’évolution des importations d’un produit donné menace de causer un dommage aux producteurs nationaux, l’importation de ce produit peut être soumise à une surveillance préalable conformément aux procédures fixées par l’arrêté du ministre du commerce du 12 août 2004 portant fixation des procédures de la surveillance préalable à l’importation. La surveillance préalable à l’importation, prend la forme d’une fiche d’information ayant pour objectif d’informer préalablement le ministère du commerce avant la domiciliation bancaire, de toute opération d’importation des produits soumis à ce régime.

Ces mesures nécessitent préalablement l’avis du conseil national du commerce extérieur qui ne s’est pas réuni depuis des années. Ils nécessitent aussi une étude sectorielle afin de prouver le lien de causalité entre l’importation et les dégâts causés à la production nationale. Une procédure très longue et lente qui peut prendre des années, alors que des entreprises ferment chaque jour. De l’autre côté Donald Trump, président d’une des économies les plus libérales, augmente les droits de douane sur les pays et sur les produits par une simple déclaration de presse.

En 2017, la BCT alors gouverné par feu Chedly Ayari, a pris une mesure drastique afin de freiner la détérioration de la situation de la balance commerciale. Par une circulaire datant du 27 Octobre 2017, la BCT a instauré un système de cautionnement des importations. Les importateurs sont ainsi obligés de mobiliser l’argent nécessaire pour l’opération d’importation afin de réduire la compétitivité des produits importés. Un système qui a été vite supprimé au mois de Décembre 2018 par l’ultra libéral Marouene Abassi, ex gouverneur de la BCT.

Le gouvernement avait pris aussi en Octobre 2022 des mesures pour contrôler les importations à travers l’obligation de la vérification de la conformité de produits de consommation au niveau de la qualité, la sécurité et les normes techniques ; et l’obligation d’importer directement auprès des fabricants étrangers. Une mesure qui a soulevé beaucoup de critiques par certains importateurs vu qu’elle favorise les plus grands. Plusieurs députés ont même appelé à l’élimination de cette mesure lors de rencontres avec le ministre du commerce.

 

Un taux d’importation très élevé :

Et pourtant, le taux d’importation (part des importations dans le PIB) est très important et ne cesse d’augmenter malgré une tendance à la stabilisation.

Selon les comptes de la nation, le taux d’importation en Tunisie en 2015 était de 48%. Il est passé à 52% en 2021, 65% en 2022, 60% en 2023, 53% en 2025 et prévu aux alentours de 52% cette année selon le budget économique. La Tunisie importe l’équivalent de plus de 50% de son PIB chaque année.

Malgré son importance ce taux est faible en le comparant avec d’autres économies. En effet, à Hong Kong, le taux d’importation atteint 178%, et il est à 100% pour un pays comme Malte. En Belgique ce taux est de 80%, alors qu’il est de 92% aux Emirats Arabes Unis et de 74% au Liban.

L’analyse des importations tunisienne dégage un grand déficit venant des hydrocarbures qui représentent plus de 50%. S’ajoutent à ces produits l’importation des céréales, des huiles végétales, du sucre, du café et du mais. Des importations inévitables vu l’insuffisance de la production nationale.

La Tunisie importe aussi des voitures pour plus de 1500 millions de dinars chaque année, ainsi que des équipements et des matières premières finis ou semi-finis.

La dépendance aux importations est ainsi justifiée. On n’importe pas de produits superflus en Tunisie.

Or la réalité du marché tunisien démontre une autre vérité. Il suffit de faire un tour du côté de Boumendil ou du marché Moncef Bey ou « Ter Fer » à M’saken ou au marché d’El Jem, pour s’apercevoir de centaines de produits d’imitations et de mauvaises qualités qui sont commercialisés devant tout le monde. On y trouve des tapis, des vêtements, des objets de décoration, des pneus, des jouets, de la fourniture scolaire, des produits de maquillages, des parfums, des vêtements,…..Des questions se posent sur la conformité technique de ces produits et la manière avec laquelle ils sont arrivés sur le marché tunisien. Ce sont aussi des produits qui posent un problème de santé majeur. C’est ces importations qu’il faudra contrôler afin de contribuer à la réduction du déficit commercial.

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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