A cause des sociétés communautaires, la Tunisie risque d’être inscrite dans la liste des paradis fiscaux. Ce projet auquel tient pertinemment le président de la République, qui le voit en tant que troisième voie entre le secteur privé et le secteur public, et un levier important du développement local et régional. Malgré un train d’incitations pour la création des entreprises communautaires, et les facilités données au niveau de l’accès au financement ou aux propriétés de l’Etat, plusieurs entreprises ne sont pas entrées en activité à cause de lourdeur administratives et règlementation contraignante. On compte aujourd’hui au moins 250 entreprises communautaires, dont une dizaine seulement est entrée en activité. Plus de 90% de ces sociétés opèrent dans le secteur agricole.
Un secrétariat d’Etat dédié à ces sociétés a été créé, une application a été développée pour accompagner les sociétés communautaires (Rafikni), la BTS a investi plus de 18.5 millions de dinars dans 67 sociétés communautaires dont 31 sont entrées en activité, le plafond d’investissement a été relevé de 300.000 à 1 million de dinar, ….autant de démarches pour booster la création des entreprises communautaires. Et pourtant……
Le président de la République vient de signer un décret-loi modifiant le décret-loi n°15 du 20 Mars 2022 relatif aux sociétés communautaires octroyant de nouveaux avantages et introduisant des facilités administratives importantes pour la création des sociétés communautaires.
Le décret-loi a introduit des modifications au niveau de la gouvernance et au niveau des avantages octroyés.
Au niveau des avantages, les sociétés communautaires bénéficieront désormais de :
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Exonération totale d’impôts et de taxes pendant 10 ans à compter de la création ;
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Suspension de la TVA pour certaines opérations ;
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Taux d’intérêt préférentiels pour les prêts bancaires, avec garantie du Fonds national de garantie ;
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Priorité d’accès à la location de terrains domaniaux agricoles et non agricoles pour jusqu’à 40 ans, avec exonération de loyer pendant 5 ans
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Possibilité d’exploiter des produits forestiers non ligneux et de gérer des services de transport collectif régulier.





















