Malgré les efforts de reconduite à la frontière engagés par les autorités tunisiennes les africains subsahariens continuent d’occuper le terrain en Tunisie. On les retrouve partout sur le grand Tunis : au rond point exerçant la mendicité, dans la collecte et le recyclage du plastique, dans les chantiers… Mais certains veulent user de cette main d’œuvre bon marché, et profiter de leur faiblesse et leurs rêves de traverser la mer clandestinement ver l’autre côté de la méditerranée.
En allant vers la ville de Gammarth au petit matin, et à l’un des feux de signalisation, un spectacle honteux nous choque. Des africains subsahariens debout au bord du trottoir, en groupes de 10 à 15 personnes. De temps à autre une camionnette s’arrête et fait monter quelques uns après des négociations. Ce sont des entrepreneurs ou des chefs de chantiers qui recrutent en plein air de la main d’œuvre pour faire des travaux de maçonnerie, de peinture, d’agriculture, de ménage, de nettoyage,….Dans le jargon ils l’appellent « Moukawel ». Un véritable commerce de main d’œuvre face à un silence étrange de la part des autorités compétentes.
Des travailleurs qui sont payés clandestinement entre 20 et 30 dinars la journée, selon les travaux. Ces travailleurs opèrent même sur des chantiers pour le compte de l’administration publique (écoles, hôpitaux,….).
Ce paysage et ces pratiques ne sont pas dignes de notre pays. Ils constituent même un crime selon la loi tunisienne. Les autorités doivent prendre les mesures nécessaires car le phénomène prend beaucoup d’ampleur.





















