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Avons-nous réellement des soldes ?

Lexpert Editeur Lexpert
2 février 2026
in Actualités, Economie
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Les soldes sont considérés par les consommateurs comme une période des bonnes affaires, et par les commerçants comme une période de renouvellement de stocks et de profits commerciaux. Les soldes stimulent ainsi la consommation et permettent d’écouler les invendus ou les défraichis. Le ministère du commerce et en concertation avec la profession avait annoncé le début des soldes dés le 29 Janvier dernier et se poursuivra durant 6 semaines. Mais, il suffit de faire un tour dans les commerces pour constater que ce n’est le grand engouement ou le grand rush. De la foule sans vraiment enregistrer de grands achats. Réellement avons-nous des soldes ? La faute est à l’offre des commerçants, à la règlementation en vigueur ou tout simplement au pouvoir d’achat des tunisiens ?

 

Un cadre règlementaire archaïque :

Les soldes en Tunisie sont règlementés par la loi n°98-40 du 2 juin 1998, relative aux Techniques de Ventes et à la Publicité Commerciale.

Ils sont définis par l’article 3 de la loi : « Sont considérées comme soldes périodiques ou saisonniers toute offre de vente ou vente au consommateur faite par les commerçants de produits neufs démodés, défraîchis, dépareillés ou fin de séries, et qui est pratiquée en fin de saison en vue du renouvellement saisonnier de la marchandise par l’écoulement accéléré du produit moyennant une réduction des prix ».

Selon l’article 5 de ladite loi : « Les dates et les durées des soldes périodiques ou saisonniers sont fixées par décision du ministre chargé du commerce, par référence aux usages et après avis du conseil national du commerce ». Cet avis n’a jamais été pris et le conseil national du commerce ne s’est pas réuni pas plus de 4 fois durant les 20 dernières années.

Ce texte, devenu incompatible avec les évolutions dans le secteur des ventes commerciales, impose des règles strictes pour les commerçants qui adhèrent afin de protéger les consommateurs. En effet, ils sont obligés d’afficher le prix initial, la remise ainsi que le nouveau prix ; la transparence sur l’origine des produits, et l’interdiction de vendre à perte.

Les professionnels ont longuement appelé à réformer cette loi. Des projets d’amendements ont été réalisés depuis 2010 en concertation avec le ministère du commerce, et pourtant rien n’a été fait. Un immobilisme grave qui bloque toute une activité commerciale.

Conséquence directe de cette situation, les commerçants sont de moins en moins à adhérer aux soldes et ne dépassent pas les 1000 points de ventes à chaque saison. Au niveau des produits, 90% des adhérents sont dans le textile, habillement et chaussures.

 

Un impact économique certain :

Pourtant les soldes peuvent jouer un rôle important dans l’économie nationale. Ils stimulent la consommation qui demeure le seul moteur fonctionnel qui tire la croissance. Dans une conjoncture difficile pour les ménages caractérisée par une baisse du pouvoir d’achat, les soldes permettent aux ménages de subvenir à certains besoins à des prix raisonnables. Les soldes sont aussi une occasion pour améliorer la trésorerie des entreprises à travers la liquidation des invendus et la libération de l’espace dans les aires de stockage ou les magasins. Certains commerçants vendent parfois à perte ou au prix coûtant pour attirer de la foule et améliorer sa notoriété sur le marché.

La période des soldes est créatrice aussi d’emplois. Certains commerçants ou centres commerciaux recrutent des intérimaires durant la période des soldes afin de répondre à la grande affluence. La nouvelle loi sur l’emploi permet le recours à des contrats courts en cas d’activité exceptionnelle.

 

Une perception négative des consommateurs :

L’appréciation des tunisiens pour les soldes est malheureusement négative pour plusieurs raisons. Une minorité de tunisiens retardent des achats en attente de la période des soldes ou épargnent de l’argent pour cette occasion. Selon une enquête sur « le consommateur tunisien et la saison des soldes » réalisée par l’Institut national de consommation en 2019, 8 % seulement des familles consacrent un budget pour la saison des soldes, contre 78 % qui ne le font pas et 14 %, le font parfois. Selon la même enquête les achats pendant cette période sont financés par le salaire mensuel pour 66 % des ménages, contre 20 % qui optent pour l’épargne et 11 % pour l’achat à tempérament.

La majorité des consommateurs tunisiens jugent que les commerçants vendent de la camelote durant la période des soldes. Ils dénoncent aussi des réductions peu transparentes ou trompeuses. Certains commerçants augmentent les prix avant la période des soldes pour les faire baisser durant la période, parfois plus cher que leur prix initial.

Les consommateurs ne sont pas satisfaits au niveau de la qualité des produits soldés et aussi au niveau de la disponibilité des tailles et des couleurs.

Sur la perception des soldes par les consommateurs, 40 % les considèrent comme une occasion pour les commerçants de se débarrasser des vieilles marchandises, 27 % trouvent que c’est une opportunité d’acheter des produits de qualité à bas prix, 14 % saisissent cette période pour organiser leurs achats, et 11 % disent profiter des soldes pour acheter des articles qu’ils utilisent postérieurement.

Il est important de signaler que les consommateurs ont une mauvaise compréhension des soldes. Ils veulent que les soldes touchent la nouvelle collection. Or la philosophie même des soldes se base sur la liquidation des produits hors saison et démodés.

 

Les pistes d’une réforme :

Les périodes des soldes sont fixés par la loi à 2 périodes par an seulement : estivale et hivernale. Les professionnels demandent plus de flexibilité à ce niveau avec des soldes flottants selon les saisons et la disponibilité des marchandises. Une réflexion pour faire 4 saisons de soldes avec des périodes courtes de 2 à 4 semaines seulement, est avancée. Il est important aussi d’introduire plus de souplesse dans l’organisation des ventes promotionnelles.

Selon la loi, les commerçants qui veulent adhérer dans la période des soldes sont obligés de ne pas changer les prix durant les 40 jours précédents les soldes. Les agents de contrôle économique font le relevé des prix et les comparent avec les prix soldés. Les professionnels considèrent que la période de 40 jours est très longue et pénalisante.

Les sanctions pour l’infraction des règles des soldes sont jugées sévères. En effet, certaines peuvent aller jusqu’à la prison ferme outre les amendes. Une révision de ces sanctions s’impose.

Afin que les soldes enregistrent l’impact escompté, les professionnels sont aussi appeler à améliorer la qualité des produits exposés et être transparent sur les prix. Ils doivent penser à organiser des festivités, des manifestations et des jeux concours durant la période des soldes afin d’attirer les consommateurs.

 

Les soldes représentent en Tunisie un levier important pour dynamiser la consommation, réguler les stocks et créer des opportunités pour les acteurs du commerce. Cependant, leur efficacité est conditionnée par un cadre réglementaire plus souple, et une adaptation aux réalités économiques du pays et les nouvelles tendances du commerce et les techniques de vente.

La modernisation du dispositif législatif actuel est un impératif. Les magasins physiques font aujourd’hui face à une concurrence farouche de la part des sites de commerce en ligne, ou les ventes sur les réseaux sociaux. De leurs côtés le « made in Tunisia » est en train de laisser de la place aux produits importés dans le cadre des franchises internationales.

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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