La filière de la figue de Barbarie sans épines traverse une période particulièrement difficile à Bou Argoub, dans le gouvernorat de Nabeul.
Selon Sami Houidi, président de l’Union locale de l’agriculture, la récolte attendue cette année ne devrait pas dépasser 1 500 tonnes, contre 8 000 tonnes en 2025.
Une chute spectaculaire qui met sous pression une filière importante pour la région et qui fait face à la progression de la cochenille, principal facteur avancé pour expliquer cette forte baisse.
La cochenille décime les plantations
La propagation de la cochenille touche notamment plusieurs localités de Bou Argoub, parmi lesquelles Khrabsha, Borj Hefaidh, Bou Sham et Béni Wael.
Cette infestation a lourdement affecté les plantations de figuiers de Barbarie sans épines, entraînant une réduction considérable des surfaces consacrées à cette culture.
La superficie cultivée est ainsi passée de 900 hectares à seulement 200 hectares.
Une production divisée par plus de cinq
Les chiffres donnent la mesure du choc subi par la filière.
Avec une récolte estimée à 1 500 tonnes, contre 8 000 tonnes l’année précédente, la production de Bou Argoub reculerait de plus de 80 % en un an.
Cette baisse intervient dans une région stratégique puisque Bou Argoub assure à elle seule 90 % de la production nationale de figues de Barbarie sans épines.
5 000 travailleurs concernés
Au-delà de la production agricole, c’est tout un tissu économique qui se retrouve exposé.
La filière de la figue de Barbarie lisse fait travailler environ 5 000 ouvriers et génère chaque année quelque 800 tonnes d’exportations.
La poursuite de la propagation de la cochenille fait donc peser un risque sur les revenus liés à cette culture, mais également sur sa capacité à maintenir son activité à l’export.
Une filière face à un risque majeur
La situation à Bou Argoub illustre la vulnérabilité de la filière face aux ravageurs agricoles.
La réduction des surfaces de 900 à 200 hectares, combinée à l’effondrement attendu de la récolte, soulève désormais la question de la préservation de cette culture dans les principales zones de production.
Pour une région qui représente 90 % de la production tunisienne de figues de Barbarie sans épines, l’enjeu dépasse donc largement la seule campagne agricole.
Une production nationale sous pression
La figue de Barbarie sans épines constitue une filière à la fois agricole, sociale et exportatrice. La situation observée à Bou Argoub montre l’ampleur des conséquences que peut provoquer la propagation d’un ravageur sur une culture spécialisée.
De 8 000 à 1 500 tonnes : à Bou Argoub, la figue de Barbarie sans épines est confrontée à une chute de production de plus de 80 %, tandis que la cochenille continue de menacer les zones de production.




















