Vu son positionnement géographique, l’Egypte est incontestablement l’un des plus grands perdants de la crise actuelle au Moyen-Orient. En effet, le pays traverse l’une des plus grandes crises économiques de son histoire.
Le Conseil des ministres égyptien a étudié lors de sa réunion du 02/11/2026 des propositions visant à rationaliser les dépenses publiques et à préserver la stabilité financière face aux répercussions négatives de la situation régionale. A la suite de la réunion, le gouvernement égyptien a approuvé un plan triennal (pendant 3 mois) visant à rationaliser les dépenses publiques des agences étatiques et des organismes économiques publics au cours de l’exercice 2026/2027, dans le but d’ajuster les priorités budgétaires et d’atténuer l’impact de l’instabilité persistante au Moyen-Orient.
Concrètement, les administrations doivent réduire leur consommation d’électricité et d’éclairage d’au moins 20 % par rapport à la même période de l’exercice 2025/2026 et diminuer la consommation de carburant des véhicules de fonction d’au moins 30 %.
Les voyages d’affaires à l’étranger ne sont autorisés qu’en cas de nécessité absolue et doivent être approuvés par le Premier ministre. Les dépenses en devises étrangères doivent également être examinées par le ministère des Finances.
Sur un autre plan, une décision a été prise d’interdire l’achat de véhicules de tourisme aux frais de l’État jusqu’au 30 juin 2027.
Il a été aussi décidé de reporter les nouveaux projets et des chantiers énergivores jusqu’en juin 2027, tout en encadrant strictement les dépenses superflues.
Une exclusion a été faite pour les dépenses en relation avec la santé et la sécurité nationale.
Ce plan d’austérité arrive au moment ou le déficit public a enregistré une baisse à 5.8% du PIB pour l’année financière 2025-2026 contre 7.1% pour l’année 2024-2025. Une situation qui motive la notification de l’Egypte à la « classe B » avec perspectives stables par Fitrch Ratings.
Ces mesures sont le synonyme d’une grande crise de devises et d’énergie en Egypte. La livre égyptienne a perdu du terrain face au dollar américain qui valait plus de 53 livres.
Ces mesures ont été jugées par certains experts insuffisantes et arrivent en retard après les niveaux d’endettement atteint par le pays.




















