Malgré un écosystème très développé pour les startups en Tunisie, le développement dans ce secteur est très lent. On a certes des success story importantes pour quelques startups tunisiennes, mais nous sommes loin de briller sur la scène régionale.
La plateforme « Wamda » vient de publier sont rapport sur les investissements dans les startups pour la région MENA. Le constat le plus frappant est que la Tunisie a disparu de la liste de pays ayant bénéficié d’investissements. Une disparition des radars au moment ou des pays comme le Maroc ou l’Egypte, continuent d’attirer des investissements importants, et grignotent des parts de marché aux pays du Golfe qui dominent la scène.
Durant toute l’année 2025, les startups tunisiennes n’ont attiré que 6.6 millions de dollars des 7.5 milliards de dollars investis dans la région MENA.
Selon le rapport de Wamda, l’activité d’investissement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord au mois d’Avril 2026 a atteint 150 millions de dollars répartis sur 27 opérations, soit une hausse de 211 % par rapport au mois précédent après le net ralentissement de mars.
Le rebond reste toutefois inégal. Les financements sont toujours en baisse de 42 % sur un an. Il est important aussi de signaler que la moitié des capitaux levés en avril provenait de financements par emprunt, ce qui souligne la prudence du marché qui privilégie encore les capitaux structurés au risque lié aux actions.
La prédominance de la dette, qui représente 80 millions de dollars répartis sur seulement deux opérations, indique que les investisseurs continuent de se prémunir contre les risques, privilégiant des structures de capital offrant une protection contre les baisses.
Parallèlement, les jeunes entreprises ont capté l’essentiel de l’activité, avec 17 sociétés ayant levé un total de 40,6 millions de dollars.
Les Émirats arabes unis ont conservé leur position de principal centre de capitaux de la région, attirant 78 millions de dollars répartis sur huit opérations, soit 52 % du financement total.
L’Arabie saoudite a suivi avec 26,2 millions de dollars levés par sept startups, tandis que l’Égypte s’est approchée de près avec un niveau de financement similaire réparti sur cinq transactions.
Ailleurs, les marchés plus modestes du Golfe ont affiché une reprise d’activité. Oman, Bahreïn et le Qatar ont levé collectivement 14,5 millions de dollars grâce à cinq opérations, signe d’une reprise régionale plus large, quoique encore modeste.
La Jordanie a réussi à attirer plus de 4 millions de dollars dans une seule transaction, alors que le Maroc a attiré 1.7 millions de dollars d’une seule transaction.
Les startups tunisiennes bénéficient certes d’un cadre législatif très incitatif, mais malheureusement ne trouvent pas les financements nécessaires pour leur développement.
























