Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, on leur dit que la Tunisie était toujours au centre des grands évènements dans le bassin méditerranéen.
Pour ceux qui dénigrent la Tunisie la considérant comme un petit pays sans intérêt stratégique, on leur dit lisez les histoires des guerres romaines, islamiques, ottomanes, et même les guerres du 20ème siècle.
Ce message est adressé au moment ou chaque tunisien est convaincu que le pays fait face depuis quelques mois à des attaques coordonnées et bien orchestrées pour le déstabiliser. Des attaques qui semblent sortir d’une intelligence locale ou internationale, et qui préfère jouer des rôles derrière les rideaux et en déplaçant des marionnettes à bas prix. Le ciblage des sujets et des personnes, le timing, et la manière, nous poussent à confirmer cette théorie. Ces Don Quichottes des temps modernes croient tout pouvoir et savoir, et veulent décider à la place des tunisiens. Loin de sombrer dans la théorie du complot, plusieurs indices confirment cette tendance engagée depuis quelques mois.
C’est aussi un message au moment ou le pays, ainsi que le monde entier entament des virages importants sur le plan de la croissance et la géopolitique.
Le constat qu’on fait intervient aussi dans un contexte de positionnement et repositionnement de plusieurs forces et pays sur l’échiquier international et l’apparition de nouvelles coalitions et nouveaux blocs.
Dans ce cadre la Tunisie se trouve au centre de toute cette métamorphose internationale. La métamorphose est aussi interne avec des changements radicaux au niveau du modèle de développement, du rôle des acteurs dans la vie politique, du modèle sociétal et de la gouvernance du pays.
Dans ce contexte la Tunisie fait face à une attaque politico-économico-médiatique. Des interviews avec des ex hauts responsables tunisiens ou des condamnés tel que celui avec l’ex président du gouvernement Hichem Mechichi ou avec l’ex directeur de la sureté nationale Boudriga, qui déballent sur la scène publique des histoires carombolesques difficile d’en vérifier l’exactitude.
On nous propose la tête d’un futur président de la Tunisie, sorti des tiroirs d’un des services secrets. Un tunisien expatrié certes, mais qu’on ne connait ni les motivations, ni l’histoire. Et depuis, toute une déferlante de vidéos, de liens sponsorisés, de messages, qui commencent à tomber dans les comptes et les pages de centaines de milliers de tunisiens vantant les mérites et le relationnel de cette personne. Qui paye ? Qui filme ? Qui arrange ? Qui diffuse ?….
Des dizaines de vidéos d’exilés tunisiens qui sont diffusés en boucle sur tous les réseaux sociaux, critiquant la situation du pays et le régime en place. Certains sont faits par des condamnés, des recherchés par le système judiciaire tunisien, ou des tunisiens ayant obtenu l’asile politique. Les paiements pour ces séquences se font parfois en euro ou en pétrodollar.
Des tunisiens qui s’exhibent dans les instances internationales afin de dénoncer des dérives, ou appellent à bloquer un soutien financier pour la Tunisie.
Ces tentatives de déstabilisation ont certainement un impact sur les tunisiens et arrivent à toucher les cibles voulues, mais ne peuvent en aucun cas briser les fondamentaux de tout un pays. Durant toute leur histoire, les tunisiens ont toujours cherché des solutions tusio-tunisienne. On a nos problèmes, nos différences, nos querelles, mais jamais on n’étale notre linge sale sur la scène internationale. La culture du tunisien est de ne pas accepter les solutions venues d’outre mer.
Il est évident que la Tunisie est aujourd’hui en ligne de mire de plusieurs forces internes et internationales. On doit s’armer de conscience et de prudence afin de protéger le « temple ». Les tunisiens ont acquis, surtout durant les 20 dernières années, une immunité contre les manipulations. Nous sommes face à un énième stress test qui va conditionner le futur de notre pays. La prochaine étape sera certainement celle de la cohésion et la solidarité.
Que dieu protège la Tunisie.























