Dans certains secteurs, on a atteint en Tunisie un niveau de nonchalance et de laisser aller insupportable, complice, et même criminel. On a normalisé avec la médiocrité et la gabegie.
On se demande comment le PDG de la société Transtu arrive à dormir et à gérer une entreprise avec des métros ayant les portes constamment ouvertes ? Cette situation est causée par les passagers eux même qui bloquent les portes jusqu’à les endommager, mais pas que. La société ne réalise pas les entretiens nécessaires et n’investit pas dans la sécurité.
Des passagers prennent même le métro alors qu’il roule, dans une image qui nous rappelle des pays sous-développés.
En cas d’accidents, et il y en avait, qui va porter la responsabilité : le PDG de la société, le chef de parc du métro, le service de maintenance, le conducteur du métro ou le citoyen.
Cette situation ne doit pas durer encore longtemps car elle existe depuis des années.
Avant de penser au TGV qui va relier Bizerte à Ben Guerdane ou va relier l’aéroport de Tunis à celui d’Enfidha, on doit penser à avoir des métros qui obéissent au minimum nécessaire pour la sécurité des passagers, et sans même chercher le confort de la ponctualité, ou des conditions de voyages descentes.