Les cerveaux tunisiens sont toujours très recherchés par les entreprises, les établissements et les grandes écoles dans le monde. Les tunisiens jouissent d’une bonne réputation. Quoi que l’on dise sur notre système éducatif ou la qualité de notre enseignement universitaire, nos établissements sont de bonnes « fabriques » de matière grise de qualité.
Malheureusement ce label vient d’être contredit récemment par un classement publié hier par le Journal Français « Le Figaro ». Le journal « a passé au crible les résultats des classes préparatoires scientifiques et commerciales africaines aux concours des grandes écoles françaises ». Il a pu ainsi établir un palmarès de ces CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) installées à l’étranger.
Les pays qui composent ce classement sont tous francophones. Leurs systèmes scolaires sont relativement proches du système français et par conséquent, leurs élèves se projettent plus facilement qu’ailleurs dans le supérieur français. Pour les grandes écoles, recruter ces étudiants représente la possibilité d’accéder à un vivier de recrutement supplémentaire.
Pour cette première édition « Le Figaro » a fait le choix de se baser uniquement sur les résultats du concours de l’École polytechnique.
Et dans ce palmarès, ce sont de loin les prépas marocaines qui raflent les meilleures places. On retrouve en haut du tableau le prestigieux lycée Mohamed VI d’excellence surnommé «Lydex» à Benguérir. Au cours des trois dernières années, plus de 17 % de ses élèves ont réussi à décrocher l’X dans les filières math-physique et physique technique. Le podium est ensuite complété par le Lymed de Tétouan et le lycée Al-Zarhawi de Rabat. Ces deux établissements ont envoyé respectivement 8,8 et 7 % de leurs effectifs dans la meilleure école d’ingénieur française au cours des trois dernières années.
Sur les 10 premières prépas figurent seulement 2 tunisiennes. Il s’agit de l’IPEST qui arrive à la 4ème position avec 1 seul étudiant intégré en 2025. A la 6ème position on retrouve Esprit Prépa, qui n’a pas réussi à placer aucun étudiant en 2025, contre un seul étudiant en 2023. En faisant le calcul, ce sont seulement 11 étudiants tunisiens qui ont pu accéder à Polytechnique France durant les 3 dernières années, contre 72 étudiants marocains. L’écart est énorme.
Il faut mentionner que ces deux universités sont privées, et qu’aucune université publique n’y figure.


























