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Consommation-Ramadan : les tunisiens sont-ils schizophrènes ?

Lexpert Editeur Lexpert
3 mars 2026
in Actualités, Economie
Einkaufswagen mit Lebensmitteln  im Supermarkt

Einkaufswagen mit Lebensmitteln im Supermarkt

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Le mois de Ramadan est devenu par excellence «  le mois de la consommation », alors qu’il devrait être le mois de la spiritualité, du partage et de la retenue. La consommation alimentaire, principalement, des tunisiens durant cette période augmente considérablement de plus de 30%. Cette hausse intervient alors qu’une majorité des tunisiens souffrent d’une baisse du pouvoir d’achat et dénoncent une hausse incompréhensible des prix. Pourtant la frénésie d’achat touche tous les tunisiens qui viennent à l’assaut des rayons et des marchés. Sommes-nous devenus schizophrènes ?

 

Hausse des dépenses alimentaires :

Le mois de ramadan enregistre toujours un pic de la consommation. Un changement qui est expliqué par des considérations culturelles qu’économiques. Pourtant réduit à un seul menu par jour, la dépense moyenne des ménages augmente d’au moins 30% durant le mois de ramadan par rapport aux autres mois. Cette amélioration de la consommation vient, chaque année, dévorer l’épargne des ménages et s’accompagne aussi par des dérives incontrôlables telles que le gaspillage. Malheureusement les tunisiens sont parmi les pays qui gaspillent le plus dans le monde arabe.

Pour une famille de 4 personnes il faut compter au moins 60 dinars/jours entre la rupture du jeune et le « suhoor », sans oublier quelques confiseries pour la soirée.

La hausse de la consommation durant le mois saint est expliquée aussi par la vague de publicités qui sont diffusées lors des feuilletons télévisés ou sur les ondes des radios nationales. Selon certains experts, plus de 40% des dépenses publicitaires sont enregistrés durant le mois de ramadan.

Cette surconsommation durant le mois du ramadan s’accompagne aussi par des pratiques spéculatives. Les prix augmentent considérablement à cause d’une demande excessive et un contrôle des circuits de distribution très limité.

La hausse de la consommation durant le mois saint a aussi contribué à la hausse des billets et monnaies en circulation puisque toutes les transactions se font en cash. Selon les derniers chiffres de la BCT, les BMC au 2/03/2026 ont atteint le record de 27.7 milliards de dinars.

 

Concilier spiritualité et surconsommation :

Le tunisien est tiraillé entre plusieurs paramètres contradictoires : une culture basée sur la consommation durant le mois de ramadan, un pouvoir d’achat qui s’effrite, un Islam qui nous appelle à la retenue et à la spiritualité, et une envie dévoreuse de consommer enclenchée par les salves publicitaires.

Le mois de ramadan est en principe, une occasion de partage, de retenue et de pratiques religieuses, et non pas un mois de surconsommation.

Ce doit être aussi un mois de consommation responsable. En effet, on est de plus en plus appelé à planifier nos achats et éviter ceux impulsifs, réduire le gaspillage alimentaire et maitriser son budget.

Les grandes surfaces, les marchés et les magasins nous livrent depuis le début du mois de ramadan, une toute autre réalité. Des files d’attente, des achats à grande quantité et à n’importe quel prix. Malgré l’inflation, la baisse du pouvoir d’achat, et la stagnation des revenus, les tunisiens ne peuvent pas rater cette occasion pour surconsommer. Une schizophrénie qui laisse des séquelles sur le plan social et économique. En effet, le taux d’épargne des ménages en Tunisie a chuté de 8,6% en 2021 à 2% en 2025.

 

La réponse du gouvernement et des associations :

Face à ce phénomène économique, culturel et religieux complexe, qu’elle est la réponse des institutions ?

Sur le plan gouvernemental, le ministère des affaires sociales distribue chaque année des aides aux familles nécessiteuses qui varient entre 60 et 120 dinars. L’union tunisienne de solidarité, bras du ministère, distribue de son côté des paniers pour le ramadan sous forme de colis alimentaires d’une valeur de 100 dinars. L’UTSS organise aussi des tables d’Iftar (rupture du jeune) dans les délégations les plus vulnérables et les régions défavorisées.

Ces aides sont importantes pour certaines familles, mais sont insuffisantes à notre sens. Les aides ne couvrent même pas les charges de 2 jours de consommation durant le mois de ramadan. Nous comprenons que les finances publiques ne peuvent pas supporter un effort supplémentaire.

Plusieurs associations caritatives s’activent aussi durant le mois de ramadan pour la collecte et la distribution de produits alimentaires pour les familles nécessiteuses. Plusieurs initiatives de bienfaisance organisent des Iftar collectifs, ou la distribution de plats de rupture du jeune.

Sur un autre plan, la voix des associations pour la défense du consommateur et la sensibilisation, est quasiment absente. Un axe important, que même l’Institut National de la Consommation, organisme sous tutelle du ministère du commerce, ne développe pas.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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