Chaque année, à l’approche du 9 octobre, la Tunisie se souvient. Elle se souvient de la disparition en 1934 de son poète visionnaire, Abou el Kacem Chebbi, celui qui a insufflé à la poésie arabe un vent de révolte et de modernité, et dont les vers continuent de battre comme le cœur de la nation.
Dans ce devoir de mémoire, un acteur joue un rôle particulier et méritoire : la Banque de Tunisie. En organisant chaque année une cérémonie officielle en son honneur, la Banque de Tunisie dépasse sa fonction économique pour endosser celle de mécène culturel et de gardienne d’un patrimoine national inestimable.
Une Cérémonie qui Donne de la Voix à l’Héritage
Cette cérémonie annuelle est bien plus qu’un simple hommage protocolaire. C’est un moment crucial pour :
• Maintenir la flamme allumée : Elle assure que chaque nouvelle génération redécouvre le « poète de la vie » et son message intemporel de liberté et de volonté humaine.
• Rassembler la communauté intellectuelle : Elle réunit des poètes, des universitaires, des étudiants et des amateurs de littérature autour de l’œuvre de Chebbi, favorisant la recherche et le débat d’idées.
• Honorer concrètement la culture : En parrainant cet événement, la Banque de Tunisie montre que la culture est un pilier essentiel du développement du pays, au même titre que l’économie.
L’Immortel Message de « La Volonté de Vivre »
Le cœur de cet héritage, et sans doute le thème central de ces cérémonies, reste son poème prophétique, « La Volonté de Vivre » (إرادة الحياة). Ses vers fulgurants,
« Si le peuple un jour veut la vie, le destin doit forcément répondre »,
ont transcendé les frontières pour devenir l’hymne des espoirs et des luttes. En commémorant Chebbi, la Banque de Tunisie et les participants honorent cette force vitale qu’il a si magnifiquement chantée.
Un Partenariat Modèle entre la Finance et la Culture
L’engagement soutenu de la Banque de Tunisie établit un précieux exemple de comment les institutions nationales peuvent – et doivent – s’impliquer activement dans la préservation de l’identité culturelle. C’est une reconnaissance que la richesse d’un pays ne réside pas seulement dans son économie, mais aussi dans son âme, dont Chebbi est une expression pure.
Ainsi, grâce à des initiatives comme celle de la Banque de Tunisie, l’anniversaire de la mort d’Abou el Kacem Chebbi n’est pas une simple date sur un calendrier. C’est une renaissance annuelle, une promesse que tant qu’il y aura des voix pour lire ses poèmes et des institutions pour en porter le flambeau, la voix de Chebbi ne se taira jamais.
Gloire au poète dont l’œuvre inspire toujours, et reconnaissance aux institutions qui veillent à ce que son chant ne s’éteigne jamais.





















