Les transferts des tunisiens résidents à l’étranger étaient durant les dernières années la planche de sauvetage pour l’économie tunisienne et les réserves en devises. Ils on atteint 6,41 milliards de dinars au 10 septembre 2026, selon les données de la Banque Centrale de Tunisie en hausse de 5.4% par rapport à la même période.
Selon un récent rapport de FIDA (Fonds International pour le Développement Agricole- institution onusienne), les transferts de fonds dans le monde se sont établis à 728,6 milliards de dollars en 2025. Le continent africain a reçu 124,2 milliards de dollars de ces flux soit 17,05% des fonds transférés au niveau mondial. Durant la période 2016-2025, ce montant a augmenté de 86%. Sur le plan international cinq pays ont reçu 338,7 milliards de dollars soit 46,48% des transferts des migrants. Il s’agit de l’Inde (150,7 milliards de dollars), Mexique (64,4 milliards), Philippines (41,6 milliards), Égypte (41,5 milliards) et Pakistan (40,5 milliards).
Dans le top 10 des pays réceptifs de ces transferts à l’échelle africaine la Tunisie arrive en 9ème position avec des transferts de 3.26 milliards de dollars. En tête des pays africains récepteurs on retrouve l’Egypte avec 41.5 milliards de dollars, le Nigeria (22.80 milliards de dollars), le Maroc (13.66 milliards de dollars) et l’Ethiopie (7.14 milliards de dollars). Les premiers cinq pays de ce classement concentrent 73% du total.
Selon le rapport, la croissance des transferts des tunisiens résidents à l’étranger au cours des dix dernières années était de 79%. Ces transferts ont représenté 6% du PIB, et le coût des transferts non-bancaires a atteint 4.3%.
Le rapport a focalisé sur les coûts des transferts qui poussent certains à utiliser des circuits informels ou traditionnels pour l’envoi d’argent. En effet, le coût moyen (non bancaire) pour envoyer 200 dollars vers l’Afrique est passé de 9% au troisième trimestre 2016 à 7,2% au troisième trimestre 2025, soit une baisse de 20%. Malgré ces progrès, l’Afrique reste au-dessus de la moyenne mondiale, et son coût régional demeure plus de deux fois supérieure à la cible fixée dans le cadre des ODD, à savoir moins de 3%.




















