Un audit européen imminent place l’aquaculture tunisienne sous les projecteurs ! Face aux exigences sanitaires de plus en plus strictes de l’Union européenne, la Tunisie accélère la mise à niveau de son dispositif de contrôle sanitaire afin de préserver ses débouchés commerciaux et de renforcer la compétitivité de ses produits aquacoles sur le marché européen.
Dans cette perspective, le Groupement interprofessionnel des produits de la pêche (GIPP) et la Direction générale des services vétérinaires (DGSV) ont présenté, le 4 novembre 2026 à Tunis, la version préliminaire 2026 du guide de bonnes pratiques sanitaires pour l’aquaculture. Cette initiative intervient dans le cadre des préparatifs à une prochaine mission d’audit de la Commission européenne.
L’enjeu est de taille : garantir la conformité des exportations tunisiennes aux normes européennes et éviter toute fragilisation de leur accès à l’un des marchés les plus exigeants au monde.
La présentation de ce guide s’est déroulée lors d’une journée d’information consacrée à la préparation de la visite de la délégation européenne chargée d’inspecter le système national de sécurité sanitaire des produits de la pêche.
Les discussions ont notamment porté sur les nouvelles mesures destinées à harmoniser les pratiques sanitaires, à renforcer la sécurité des produits aquacoles et à promouvoir la durabilité de l’ensemble de la filière, conformément aux standards internationaux.
UNE MOBILISATION NATIONALE POUR RÉPONDRE AUX EXIGENCES EUROPÉENNES
Cette démarche a mobilisé un large éventail d’acteurs économiques, institutionnels, techniques et scientifiques, notamment des représentants des entreprises du secteur, ainsi que les Commissariats régionaux au développement agricole de Nabeul, Bizerte, Sousse, Monastir et Mahdia.
Ont également pris part à cette rencontre l’Agence des ports et des installations de pêche (APIP), l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), le Centre technique de l’aquaculture (CTA), l’Institut de recherche et de l’enseignement supérieur agricoles (IRESA), l’Institut supérieur des sciences de la mer de Bizerte et l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Mahdia.
Au-delà de la préparation de l’audit européen, l’élaboration de ce guide constitue une étape importante dans la modernisation du dispositif national de sécurité sanitaire de l’aquaculture. Elle vise également à améliorer la coordination entre les différents intervenants et à instaurer des pratiques communes répondant aux exigences des marchés internationaux.
PRÉSERVER LES MARCHÉS EUROPÉENS ET CONQUÉRIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS
Pour la filière aquacole tunisienne, l’enjeu dépasse largement le simple contrôle sanitaire. Il s’agit de consolider la confiance des partenaires européens, de préserver les parts de marché déjà conquises et de créer les conditions nécessaires au développement des exportations.
Dans un environnement commercial où la conformité sanitaire représente un facteur déterminant de compétitivité, la capacité de la Tunisie à répondre aux exigences européennes pourrait jouer un rôle décisif dans l’avenir de son secteur aquacole.




















