Le président de la République, Kaïs Saïed, a placé la réforme de l’éducation au cœur d’une réunion tenue jeudi au palais de Carthage avec les ministres de l’Intérieur, des Affaires sociales, de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur ainsi que de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Le chef de l’État a affirmé que la réforme du système éducatif est engagée, tout en mettant en garde contre toute décision précipitée ou mal évaluée.
« Tout choix erroné » peut coûter vingt ans
Selon un communiqué de la présidence de la République, Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité de faire preuve de rigueur et de discernement dans les choix qui seront opérés.
« Tout choix erroné ne peut être corrigé qu’après près de vingt ans », a-t-il averti, soulignant ainsi l’impact à long terme des décisions prises aujourd’hui dans le domaine de l’éducation.
L’objectif affiché est d’instaurer un enseignement national accessible à tous sur un pied d’égalité, sans discrimination.
Rentrée scolaire : le président exige des réponses immédiates
En attendant la mise en œuvre de cette réforme, le président de la République a appelé à une préparation sérieuse de l’année scolaire en cours, déjà entamée dans plusieurs établissements universitaires et qui doit prochainement concerner l’ensemble des institutions scolaires.
Kaïs Saïed a également demandé de remédier aux insuffisances persistantes qui affectent les conditions d’apprentissage et la vie quotidienne des élèves.
Parmi les priorités évoquées figurent notamment :
- l’amélioration des espaces d’enseignement ;
- le transport scolaire ;
- la santé des élèves ;
- leur sécurité aux abords des établissements ;
- leur sécurité sur les trajets scolaires.
Transport scolaire : lutter contre l’abandon
Le chef de l’État a particulièrement insisté sur la situation des élèves confrontés à des difficultés de mobilité.
Selon lui, certains élèves sont contraints d’abandonner l’école en raison du manque de moyens de transport ou par crainte des dangers liés à leurs trajets quotidiens.
Il a appelé à leur apporter une prise en charge concrète, notamment à travers la fourniture gratuite des fournitures scolaires et la garantie de leur droit d’accès à la cantine scolaire.
Vers une école sans discrimination
En conclusion, Kaïs Saïed a réaffirmé la vocation de la Tunisie à jouer un rôle rayonnant dans son environnement, en appelant à instaurer un enseignement national, démocratique et sans discrimination.
Cette vision doit également permettre, selon le président, d’éradiquer toutes les formes d’analphabétisme et d’aliénation culturelle.
La réforme de l’éducation apparaît ainsi comme un chantier de long terme, mais aussi comme une urgence immédiate : réformer le système tout en garantissant dès aujourd’hui à chaque élève les mêmes chances d’accès à l’éducation.




















