Crevettes roses à 25 dinars, daurade à 23 dinars, loup à 26 dinars : le retour de la hausse des prix inquiète les consommateurs.
La baisse avait redonné le sourire aux consommateurs tunisiens. Mais l’accalmie aura été de courte durée ! Après une chute spectaculaire des prix de plusieurs produits de la mer, les tarifs des crevettes roses et de différentes variétés de poissons repartent à la hausse, ravivant les inquiétudes autour du pouvoir d’achat des ménages.
Au Marché central, les prix remontent
Lors d’une visite au Marché central de Tunis, le média African Manager a relevé des prix qui témoignent de cette nouvelle tendance haussière.
Les crevettes roses se vendent entre 20 et 25 dinars le kilogramme, tandis que la daurade affiche des prix compris entre 22 et 23 dinars. Le loup atteint 26 dinars, alors que la sardine demeure plus accessible, avec des tarifs oscillant entre 4 et 6 dinars.
Ces prix contrastent avec la récente baisse largement commentée sur les réseaux sociaux, où certains consommateurs avaient signalé des tarifs descendant jusqu’à 6 dinars dans certaines régions pour des produits concernés par cette chute.
Une baisse qui n’aura pas duré
La diminution des prix avait été accueillie favorablement par de nombreux ménages, qui en avaient profité pour acheter davantage et constituer des réserves. Pour une fois, les tarifs semblaient davantage compatibles avec leurs moyens financiers.
Mais cette parenthèse semble déjà se refermer. La reprise de la hausse suscite le mécontentement des consommateurs, d’autant que certains estiment que les prix annoncés sur les réseaux sociaux ne reflètent pas toujours la réalité observée sur les marchés.
L’abondance de la production et la diversité de l’offre alimentent également les interrogations sur les raisons de ces fluctuations.
Le pouvoir d’achat toujours en première ligne
Au-delà du prix du poisson, c’est une préoccupation plus large qui s’exprime : la difficulté croissante des familles à couvrir leurs dépenses quotidiennes.
Des citoyens interrogés par African Manager soulignent que l’érosion du pouvoir d’achat réduit leur capacité à acheter les produits alimentaires dont ils ont besoin. Les fruits sont également cités parmi les produits devenus difficilement accessibles pour certaines familles, en raison de prix parfois très élevés.
Le poisson redevient-il un luxe pour les ménages ?
Entre fluctuations des prix, dépenses quotidiennes en hausse et budgets familiaux sous pression, l’accès à une alimentation variée représente un défi grandissant pour une partie des consommateurs.




















