Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a reçu mardi soir, au siège de son département, le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Nabil Fahmy, en visite officielle en Tunisie les 8 et 9 septembre 2026.
Au cœur de cette rencontre : l’avenir du travail arabe commun, la coordination des positions face aux crises régionales et la recherche de nouvelles méthodes pour renforcer l’action collective arabe.
La Tunisie veut rapprocher les positions arabes
Mohamed Ali Nafti a présenté les principaux résultats de la 166e session du Conseil de la Ligue des États arabes, tenue sous présidence tunisienne du 5 au 8 septembre.
Le ministre a réaffirmé la volonté de la Tunisie de renforcer l’action arabe commune à travers davantage de concertation, de coordination et de rapprochement des positions face aux défis auxquels la région est confrontée.
Il a notamment insisté sur la nécessité de resserrer les rangs arabes pour défendre les causes de la nation et sa sécurité nationale, avec au premier plan la cause palestinienne.
Nabil Fahmy salue l’initiative tunisienne
De son côté, Nabil Fahmy a salué les efforts et les initiatives de la Tunisie en faveur du développement de l’action arabe commune.
Le secrétaire général a particulièrement mis en avant la volonté tunisienne d’introduire de nouvelles méthodes de travail, fondées sur une approche stratégique globale et sur un plan d’action consacré aux dossiers d’intérêt commun.
Une approche qui entend dépasser les seuls enjeux politiques pour intégrer également les grandes problématiques économiques, sociales, environnementales et technologiques.
De l’eau à l’intelligence artificielle : une nouvelle feuille de route ?
Les discussions ont ainsi porté sur plusieurs dossiers stratégiques : développement durable, changement climatique, sécurité hydrique, intelligence artificielle, éducation, santé et tourisme.
Cette nouvelle approche traduit une volonté de construire un travail arabe commun davantage connecté aux transformations du monde et aux besoins concrets des populations.
L’objectif est désormais de faire de la coopération arabe un véritable levier de développement, d’innovation et de résilience face aux mutations internationales.
Sécurité et stabilité : l’urgence régionale
La rencontre a également permis d’aborder plusieurs questions régionales et internationales ainsi que les moyens de renforcer la sécurité et la stabilité dans le monde arabe.
Dans un contexte régional particulièrement complexe, Tunis plaide ainsi pour davantage d’unité, de coordination et de capacité d’action.
Avec la présidence tunisienne du Conseil de la Ligue arabe et la visite de son nouveau secrétaire général, un message se dégage : le monde arabe doit désormais transformer la concertation en décisions, les décisions en actions et l’action collective en véritable capacité d’influence.




















