Nouvelle mobilisation devant le ministère de l’Éducation à Tunis. Des enseignants suppléants se sont rassemblés ce mardi pour réclamer la réintégration de leurs noms dans la base de données officielle des suppléants concernés par la régularisation de leur situation.
Au cœur de leur revendication : l’application des dispositions du décret n°2025-21 du 8 janvier 2025 et la reconnaissance de leur parcours professionnel après plusieurs années d’enseignement en tant que suppléants.
Des noms supprimés de la base de données
Selon Faten Chennoufi, coordinatrice régionale des enseignants et instituteurs suppléants rémunérés entre 2006 et 2024, la mobilisation fait suite à la suppression des noms de plusieurs enseignants ayant pourtant assuré des cours durant cette période.
Les concernés affirment avoir déjà déposé des recours auprès des différentes directions régionales de l’Éducation, ainsi qu’auprès de la Présidence de la République et de la Présidence du gouvernement.
Une promesse… mais toujours pas de décision
Les protestataires affirment que la Présidence du gouvernement avait donné son accord pour la réinscription des noms concernés dans la base de données, dans la perspective de leur recrutement.
Mais depuis février dernier, aucune décision concrète n’aurait été prise pour débloquer leur situation.
Une attente qui nourrit aujourd’hui la colère des enseignants concernés, qui réclament une solution claire et définitive.
Le ministère renvoie à un nouveau décret
Une réunion s’est tenue ce mardi entre les représentants des enseignants suppléants, le chef de cabinet du ministre de l’Éducation et le directeur des ressources humaines du ministère.
Mais selon Faten Chennoufi, cette rencontre n’a débouché sur aucune décision ni engagement concret.
Les responsables du ministère auraient expliqué que le règlement de cette situation nécessiterait la publication d’un nouveau décret prévoyant leur intégration.
Le bras de fer se poursuit
Entre des enseignants qui réclament la reconnaissance de leurs années de service et une administration qui évoque la nécessité d’un nouveau cadre juridique, le dossier reste bloqué.
Pour les protestataires, l’enjeu dépasse désormais une simple question administrative : il s’agit de leur avenir professionnel et de la reconnaissance de plusieurs années passées dans les salles de classe.
La mobilisation de ce mardi pourrait ainsi marquer une nouvelle étape dans le bras de fer entre les enseignants suppléants et le ministère de l’Éducation.




















