La production nationale de pétrole brut poursuit sa tendance baissière. À fin juin 2026, elle s’est établie à 587 kilotonnes, soit un recul de 6% par rapport à la même période de 2025, selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.
Un nouveau chiffre qui confirme la pression persistante exercée sur la production nationale d’hydrocarbures.
La production quotidienne passe sous la barre des 26.000 barils
Le recul apparaît également dans la production moyenne quotidienne.
Celle-ci est passée de 27.000 barils par jour à fin juin 2025 à 25.400 barils par jour à fin juin 2026.
La Tunisie produit donc en moyenne environ 1.600 barils de moins chaque jour qu’un an auparavant.
Plusieurs champs enregistrent des chutes spectaculaires
La baisse ne concerne pas un seul site, mais touche plusieurs champs pétroliers.
Parmi les principales baisses enregistrées :
- Ashtart : -49%
- Ezzaouia : -100%
- Gherib : -44%
- Franig/Bag/Tarfa : -47%
- Hasdrubal : -24%
- M.L.D : -29%
- Adem : -8%
Le cas d’Ezzaouia, dont la production affiche une baisse de 100%, constitue l’un des reculs les plus spectaculaires recensés sur la période.
Quelques champs résistent et progressent
Tous les gisements ne sont toutefois pas orientés à la baisse.
Certains ont au contraire enregistré des améliorations significatives de leur production :
- Sidi Marzoug : +93%
- Cercina : +7%
- Chergui : +67%
- Nawara : +8%
Ces performances permettent d’atténuer partiellement le recul enregistré dans les autres champs, mais ne suffisent pas à inverser la tendance globale.
Un nouveau signal d’alerte pour la sécurité énergétique
La baisse de la production pétrolière intervient dans un contexte où la Tunisie reste confrontée à un important défi énergétique.
Chaque recul de la production nationale signifie potentiellement davantage de pression sur les besoins d’approvisionnement extérieur, alors que les hydrocarbures continuent de peser lourdement dans l’équilibre énergétique du pays.
Le chiffre de 587 kt à fin juin 2026 ne constitue donc pas seulement une statistique sectorielle : il illustre les difficultés persistantes de la production nationale et pose, une nouvelle fois, la question de la capacité de la Tunisie à stabiliser ses ressources énergétiques et à ralentir le déclin de plusieurs champs historiques.
Le pétrole tunisien continue de perdre du terrain : la bataille énergétique se joue désormais autant dans les gisements existants que dans la capacité du pays à renouveler ses ressources.




















