L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé, ce mardi, à une révision immédiate des récentes augmentations des prix de plusieurs médicaments jugées « sans précédent », réclamant leur annulation afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens et de garantir l’accès aux traitements.
Dans un communiqué publié par son département de la Protection sociale et du Secteur informel, la Centrale syndicale estime que ces hausses constituent « une atteinte directe au droit constitutionnel aux soins », touchant particulièrement les personnes vulnérables, les travailleurs et les ménages à revenus modestes.
Développer les médicaments génériques
L’UGTT appelle à accélérer le développement de la production locale de médicaments génériques, afin de réduire les coûts de traitement et de limiter la dépendance de la Tunisie aux importations.
Selon la Centrale, le renforcement de l’industrie pharmaceutique nationale représente un levier essentiel pour garantir la sécurité sanitaire du pays tout en maîtrisant les dépenses de santé.
Soutenir la Pharmacie centrale et sauver la CNAM
Le syndicat demande également :
- le recouvrement des créances de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ;
- un soutien renforcé à la Pharmacie centrale de Tunisie afin de préserver la sécurité pharmaceutique nationale ;
- l’encouragement de l’industrie pharmaceutique tunisienne, aussi bien publique que privée.
Vers un dialogue social sur la santé
L’UGTT plaide pour l’ouverture d’un dialogue social sérieux et responsable avec les organisations nationales et l’ensemble des acteurs du secteur de la santé, dans le but de mettre en œuvre des réformes durables et équitables, sans compromettre le droit des citoyens à l’accès aux soins.
Elle appelle également à accélérer la mise en place d’un système national inclusif de protection sociale, garantissant une couverture sanitaire à tous les travailleurs, y compris ceux du secteur informel, conformément aux engagements internationaux de la Tunisie.
Dans son communiqué, la Centrale conclut que « la défense du droit aux soins est une défense de la dignité humaine, de l’État social et de l’un des acquis nationaux fondamentaux, qui ne peut être sacrifié au nom de l’austérité ou des logiques du marché ».




















