L’Intelligence artificielle n’a pas cessé de créer les craintes et les fantasmes. Elle ouvre beaucoup de possibilités et fait gagner du temps et de la compétitivité et en même temps ferme beaucoup d’horizons surtout en matière d’emploi. Selon l’Organisation Internationale du Travail, l’intelligence artificielle pourra toucher plus de 427 millions d’emplois dans le monde.
Les signaux d’un impact important sur l’emploi commencent déjà à se faire sentir. Le secteur des assurances est aujourd’hui l’un des premières victimes de la généralisation de l’IA.
L’assureur international Allianz vient d’annoncer cette semaine la suppression entre 1500 et 1800 postes au sein de sa filiale Allianz Partners en Europe, dans le cadre de la mise en œuvre de solutions d’intelligence artificielle. Allianz assurance emploie dans le monde plus de 22.000 personnes. Un accord a été négocié avec les syndicats pour des départs à la retraite et des indemnisations.
Le secteur des assurances est l’un des secteurs les plus exposés à l’impact de l’intelligence artificielle à cause de la nature même du travail d’assureur. En effet, dans le secteur des assurances beaucoup de tâches sont répétitives se basant sur des documents. Plusieurs dossiers d’assurance peuvent être traités par des IA selon des barèmes et des calculs prédéfinis.
L’IA est intégrée aussi dans l’assistance aux clients à travers des Chatbot et des agents d’IA qui répondent aux interrogations des assurés et leurs facilitent les procédures administratives 24/24.
L’annonce d’Allianz doit être ressentie comme le premier onde de choc d’un grand séisme dans le secteur.
En Tunisie le secteur des assurances emploie plus de 10.000 personnes dans 24 compagnies et qui génèrent un chiffre d’affaire de 4 milliards de dinars chaque année.




















