Le torchon brule entre le président français et le président des républicains en France, l’ex ministre de l’intérieur Bruno Retailleau. Le point de discorde réside dans les relations franco-algériennes. Lors d’un déplacement hier à un hôpital de l’Ariège, le président français s’est agacé que les médecins étrangers ne puissent pas facilement exercer en France.
Il a dévoilé qu’au 1er janvier 2025, 19 154 médecins, diplômés à l’étranger hors UE et qui exercent officiellement en France, étaient inscrits au tableau de l’ordre des médecins. 38,8 % ont été diplômés en Algérie, 15,1 % en Tunisie, 8,6 % en Syrie, 7,4 % au Maroc, et 4 % au Liban, selon les statistiques disponibles.
Le président français s’est insurgé sur la règlementation qui impose de repasser le concours pour les médecins étrangers. « C’est des gens remarquables qu’on fait bosser, qui font de la médecine, qui sont à l’hôpital et, le jour où il faut les titulariser, on repart tout de zéro, il faut passer un concours pour emmerder le monde ».
Le président a profité de ces chiffres et cette visite pour dénoncer ceux qui sont en faveur d’une ligne dure avec l’Algérie alors qu’elle est le premier pays d’origine des médecins en France. Il a surtout lancé « Allez le dire à tous les mabouls qui disent qu’il faut se fâcher avec l’Algérie ».
La Tunisie continue d’être un des principaux pourvoyeurs de compétences pour la France principalement les médecins. L’ampleur pour le nombre d’ingénieurs tunisiens en France est encore plus importante.



























