Avec son importance stratégique, reliant deux continents, la Turquie envisage jouer un rôle encore plus important sur le plan économique et principalement financier. L’objectif est de devenir un géant comme Hong Kong ou Singapore.
Le ministre des finances Turc vient de dévoiler, hier, un vaste programme de réformes et d’incitations afin d’améliorer l’attractivité du pays. Un programme riche en idées qui peut nous inspirer en Tunisie.
Le programme de réformes représente un nouveau cadre d’investissement qui vise à accroître les exportations de biens et de services, à rapatrier les capitaux et à positionner le centre financier d’Istanbul comme un pôle régional clé, selon le ministre des finances.
L’objectif ultime étant: « Exporter davantage de biens et de services. Attirer plus de talents, d’entrepreneurs et de capitaux ».
La première mesure vise à promouvoir les exportations. Elle offre une réduction de la fiscalité, en ramenant le taux d’imposition standard de 25% actuellement à un taux de 14%, tandis que les exportateurs de produits manufacturés bénéficieront d’un taux unique de 9%.
Les exportations de services « à forte valeur ajoutée », y compris des logiciels, des jeux vidéo, de l’ingénierie et du design, bénéficieront d’une exonération fiscale de 100%, selon le programme.
Le plan de réforme prévoit aussi d’accorder une exonération d’impôts de 20 ans sur les revenus provenant de l’étranger pour les nouveaux résidents en Turquie. Les citoyens turcs qui rapatrient leur fortune en Turquie pourront bénéficier des mêmes avantages fiscaux selon des conditions qui restent à définir.
Le programme a même pensé aux employés de ces sociétés. En effet, les employés éligibles bénéficieront également d’une exonération d’impôt sur le revenu pouvant atteindre près de 3 000 dollars, soit quatre fois le salaire minimum.
Afin de faire d’Istanbul un grand centre financier régional, le gouvernement turc prévoit d’étendre l’exonération fiscale de 50 % accordée auparavant par le gouvernement lors de l’adoption du règlement du Centre financier d’Istanbul en 2009, à 100 %.
Lors de la présentation du plan de réformes le ministre avait présenté quelques indicateurs économiques du pays. En effet, la Turquie a enregistré un déficit budgétaire à 2,9% du PIB, et une dette juste en dessous de 24% du PIB.
Le PIB de la Turquie a atteint 1 600 milliards de dollars en 2025, dépassant ainsi l’économie combinée de 1 300 milliards de dollars de ses huit pays voisins.
Il a mentionné aussi que la Turquie a attiré près de 300 milliards de dollars d’investissements directs étrangers au cours des 20 dernières années, amenant 87 000 entreprises internationales dans le pays.
Selon cette information, la Turquie vise grand et haut. Selon les agrégats économiques annoncés, la Turquie a les moyens de devenir un géant de la région. Ces réformes « révolutionnaires » peuvent nous inspirer surtout que la Tunisie est à la recherche de nous investissements et de promouvoir ces exportations surtout dans le secteur des services.
Source : médias+L’expert.



























