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Des dérives dans le secteur de la microfinance

Lexpert Editeur Lexpert
11 février 2026
in Actualités
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Le secteur de la microfinance en Tunisie est en train d’enregistrer des performances importantes. Il joue un rôle social et économique important. Il est surtout un vecteur de stabilité sociale et de création d’emplois. En effet, le décret-loi n°2011-117 portant organisation de l’activité des institutions de microfinance, définit le microcrédit comme tout crédit visant l’aide à l’intégration économique et sociale. Les microcrédits sont accordés pour financer une activité génératrice de revenus et créatrice d’emplois. Ces crédits peuvent être accordés également pour financer des besoins visant l’amélioration des conditions de vie.

Plusieurs institutions de microfinance sont une planche de sauvetage pour plusieurs familles tunisiennes qui se trouvent dans une situation de difficultés financières. Le secteur est certes organisé mais enregistre depuis quelques temps des dérives relatifs surtout aux taux appliqués pour les crédits.

 

L’ACM veille aux grains :

Malgré son importance et les fonds qui lui sont alloués, le secteur enregistre certaines dérives. Là ou il y a le gain, on enregistre les dépassements. Et c’est pour cette raison qu’a été créée l’Autorité de Contrôle de la Microfinance afin de superviser le secteur surtout au niveau de la tarification.

C’est dans ce cadre que l’autorité a adressé 6 injonctions à des institutions de microfinance pour avoir augmenté les taux d’intérêts ou engagé déraisonnablement des charges disproportionnées, par rapport aux prestations fournies, et les ont fait supporter indûment à leurs clients.

Selon le bulletin de l’ACM, deux injonctions ont été adressées au cours du troisième trimestre de l’année 2025 à deux institutions de microfinance, les sommant à réduire respectivement de 350 et 325 points de base, leurs taux d’intérêt nominaux annuels.

Quatre nouvelles injonctions à destination de quatre autres institutions de microfinance, ont été signalées les enjoignant impérativement à réduire respectivement de 525, 350, 300 et 450 points de base, les taux d’intérêt nominaux annuels applicables au titre des microfinancements qu’elles offrent à leurs clients. Trois institutions parmi les quatre, se sont permis, d’engager déraisonnablement des charges disproportionnées, par rapport aux prestations fournies, et les ont fait supporter indûment à leurs clients à travers des taux d’intérêt nominaux annuels jugés par l’Autorité de Contrôle de la Microfinance comme étant élevés et non équitables. La quatrième institution a été épinglée me par l’ACM en raison de son refus implicite de partager volontairement sa performance financière exceptionnelle avec ses clients qui supportaient en revanche, des taux de sortie trop élevés. Cette institution de microfinance a été sommée par l’Autorité de Contrôle de la Microfinance, à réduire sans délai le taux d’intérêt nominal annuel applicable au titre des microfinancements destinés aux activités génératrices de revenu à concurrence de 4,50%.

Les institutions de microfinance appliquent malheureusement des taux exorbitants sur les crédits accordés aux citoyens qui sont dans le besoin. Selon l’Observatoire d’Inclusion Financière relevant de la Banque Centrale, le Taux Effectif Global appliqué aux crédits octroyés par les Institutions de microfinance sous forme de SA a atteint 32.69%.

 

Part de marché dérisoire pour les associations de microfinance :

Opèrent dans le secteur de la microfinance, 7 institutions sous forme de société anonyme ayant plus de 240 agences, une institution sous forme associative ayant 6 agences et 289 associations de microcrédits. Au troisième trimestre de 2025,  97,9% du volume des microfinancements ont été accordés par les IMF SA contre seulement 2,1% par les AMC. Malgré leur nombre important et les financements qu’ils obtiennent de la BTS, la part de marché des associations est négligeable. Ces associations offrent des crédits à des taux ne dépassant pas 5%. L’écart est grand en comparaison avec les institutions et pourtant leur activité est très réduite.

Actuellement, le secteur enregistre 835.223 clients actifs pour un portefeuille de 2789 millions de dinars. Le montant de l’encours moyen par client actif a enregistré une augmentation de 7,5% durant les 3 premiers trimestres de 2025 en passant de 3 107 dinars à 3 339 dinars.

Durant les neuf premiers mois de l’année 2025, environ 55% de la valeur totale des microfinancements ont profité aux hommes, contre 45% pour les femmes.

30% des clients des Institutions de microfinance, soit 248.575 personnes sont engagés AUSSI auprès des banques et des sociétés de leasing. Ce sont des gens qui sont entrés dans le cercle vicieux de l’endettement excessif et multi sources.

Les montants moyens des microfinancements alloués aux activités génératrices de revenu et à l’amélioration des conditions de vie, se sont établis respectivement à 5 622 TND et 2 339 TND au terme des neuf premiers mois de l’année 2025.

Le nombre de personnes ayant pu obtenir pour la première fois dans leur vie un financement qui leur a été consenti par une IMF SA, s’est élevé au cours du troisième trimestre 2025 à 17 198, contre 16 021 au cours du même trimestre de 2024. Malgré des taux d’intérêts exorbitants les tunisiens les plus démunis et cherchant à améliorer leurs conditions de vie ont encore recours à ces institutions, face à l’exclusion bancaire et les difficultés de financement.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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