Les IDE ont fortement augmenté dans les économies développées mais ont reculé dans les pays en développement, se concentrant de plus en plus dans des secteurs à forte intensité de capital tels que les centres de données.
Une hausse de 14% en 2025 :
Les investissements étrangers directs (IED) mondiaux ont augmenté de 14 % en 2025 pour atteindre 1 600 milliards de dollars, selon des estimations préliminaires publiées le 20 janvier dans un rapport de la CNUCED). Cette hausse marque un rebond après deux années de déclin.
Mais le rapport souligne que la croissance globale surestime la reprise. Une grande partie de cette augmentation provient de flux transitant par les centres financiers mondiaux, tandis que l’activité réelle d’investissement demeure fragile.
Les tendances en matière d’investissement indiquent un élargissement des écarts entre économies développées et en développement, une concentration croissante dans un petit nombre de secteurs stratégiques et une faiblesse persistante des projets les plus cruciaux pour le développement durable.
Les centres financiers tirent la croissance
Plus de 140 milliards de dollars de cette augmentation proviennent de flux plus élevés via les centres financiers mondiaux. Sans ces « flux de transit », l’IDE mondial n’a augmenté que d’environ 5 %. Cela met en évidence la reprise limitée de l’activité d’investissement sous-jacente.
Les principaux indicateurs du sentiment des investisseurs sont restés faibles.
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La valeur des fusions et acquisitions internationales a chuté de 10 %.
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Le financement international de projets a baissé de 16 % en valeur et de 12 % en nombre d’opérations, marquant une quatrième année consécutive de baisse et atteignant des niveaux observés pour la dernière fois en 2019.
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Les annonces de projets de type greenfield ont diminué de 16 % en nombre. Il s’agit de projets d’investissement étranger entièrement nouveaux. Les valeurs totales étaient élevées mais portées par un petit nombre de mégaprojets.






















