La Tunisie renforce nettement sa position sur le front du commerce alimentaire. À fin août 2026, la balance commerciale alimentaire affiche un excédent de 983,1 millions de dinars, contre 684,1 millions de dinars durant la même période de 2025.
Selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), l’excédent progresse ainsi de 43,7 % en une année.
Autre indicateur révélateur : le taux de couverture s’est amélioré pour atteindre 119,3 % durant les huit premiers mois de 2026.
Les exportations prennent de l’avance
Cette amélioration s’explique principalement par une progression des exportations à un rythme supérieur à celui des importations.
Les exportations alimentaires ont bondi de 20,7 %, passant de 5 milliards de dinars à fin août 2025 à environ 6 milliards de dinars au 31 août 2026.
L’huile d’olive joue notamment un rôle majeur dans cette performance, avec une progression des exportations de 39,5 %.
Un chiffre qui confirme le poids stratégique de l’huile d’olive dans les recettes du commerce extérieur alimentaire tunisien.
Huile d’olive : les volumes progressent, les prix reculent
Si les exportations d’huile d’olive connaissent une forte progression, le prix moyen à l’exportation s’est, lui, établi à 12,51 dinars le kilogramme, soit une baisse de 2,5 % sur un an.
D’autres filières ont également subi une pression sur leurs prix à l’exportation.
Les prix des produits de la pêche ont reculé de 7,2 %, tandis que ceux des agrumes ont diminué de 12 %.
Les importations progressent également
La hausse de l’excédent ne signifie pas pour autant une baisse des importations.
Celles-ci ont augmenté de 17,1 %, atteignant environ 5 milliards de dinars au cours des huit premiers mois de 2026, contre 4,3 milliards de dinars durant la même période de 2025.
La différence entre le rythme de progression des exportations et celui des importations permet toutefois à la balance alimentaire de consolider son excédent.
Les céréales importées coûtent moins cher
Sur le front des produits céréaliers, plusieurs prix à l’importation ont enregistré une baisse.
Le prix du blé dur a reculé de 13,5 %, celui du blé tendre de 3,3 %, tandis que le maïs a diminué de 2,1 %.
Cette évolution contribue à limiter la pression exercée par certaines importations alimentaires sur la facture extérieure.
Mais certains produits voient leurs prix grimper
La tendance n’est toutefois pas uniforme.
Certains produits importés affichent une hausse de leurs prix, notamment :
- Sucre : +9,7 %
- Huiles végétales : +3,3 %
- Orge : +3,6 %
À l’inverse, les prix du lait et de ses dérivés ont enregistré une baisse de 7,7 %.
Une balance alimentaire qui change de rythme
Avec près d’un milliard de dinars d’excédent à fin août et un taux de couverture supérieur à 100 %, le commerce alimentaire tunisien affiche une évolution favorable en 2026.
La progression des exportations, portée notamment par l’huile d’olive, permet de compenser une hausse également importante des importations.




















