Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu jeudi au palais de Carthage le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, pour faire le point sur l’avancement de plusieurs projets sanitaires à travers le pays.
Au cœur de la rencontre : l’accès aux soins, la modernisation des services de santé, les projets en retard et l’avenir des compétences médicales tunisiennes.
« La santé est un droit fondamental »
Selon un communiqué de la présidence, Kaïs Saïed a réaffirmé que la santé constitue « un droit élémentaire et fondamental », qui doit être garanti à tous les citoyens sur un pied d’égalité.
Le chef de l’État a notamment souligné les avancées enregistrées dans certains projets, particulièrement dans le domaine de la lecture à distance des analyses biologiques et des examens d’imagerie médicale.
Ces dispositifs permettent, selon lui, de réduire les déplacements des patients et de leurs familles, tout en contribuant à raccourcir les longues périodes d’attente.
Projets retardés : le président pointe des blocages
Kaïs Saïed a également livré une lecture particulièrement sévère de la situation de la santé publique.
Il a affirmé que le système de santé public est « un système intégré qui a été délibérément ciblé et sciemment mis à genoux », dénonçant le retard pris par plusieurs projets malgré la disponibilité des crédits nécessaires.
Selon le président, certains projets auraient été intentionnellement bloqués, tout comme des équipements et installations qui leur sont associés.
Il a attribué ces entraves à des personnes qu’il accuse d’être impliquées dans la corruption, estimant que ces agissements doivent faire l’objet d’une « reddition de comptes juste et équitable ».
Les compétences médicales tunisiennes mises à l’honneur
Le chef de l’État a parallèlement rendu hommage aux compétences du secteur médical tunisien, citant les médecins, les personnels paramédicaux et les agents de soutien.
Pour Kaïs Saïed, l’intérêt manifesté par plusieurs pays pour le recrutement de compétences médicales tunisiennes, y compris par des pays à la pointe du progrès scientifique, « n’est pas le fruit du hasard ».
Il a ainsi salué les compétences nationales et qualifié l’école médicale tunisienne de « référence mondiale » et de « fierté nationale ».
Un nouveau cadre juridique pour les professionnels de santé ?
Dans ce contexte, le président de la République a plaidé en faveur de la mise en place d’un nouveau cadre juridique destiné, selon lui, à permettre aux compétences médicales tunisiennes de libérer davantage leur potentiel créatif dans l’exercice de leurs missions.
Cette réforme s’inscrirait dans une volonté de renforcer les conditions d’exercice des professionnels tout en valorisant davantage leur expertise.
« L’œuvre de construction se poursuivra »
En conclusion, Kaïs Saïed a exprimé sa conviction que le secteur de la santé et les autres services publics de l’État retrouveront leur vitalité, conformément aux aspirations du peuple tunisien.
Le président a assuré que « l’œuvre de construction se poursuivra sans relâche », qu’il présente comme étant le chemin de la révolution et le cours de l’Histoire.




















