La modernisation de l’assainissement à Dhehiba, dans le gouvernorat de Tataouine, entre dans une phase décisive. D’un coût global de 13,888 millions de dinars, le projet doit permettre d’étendre le réseau d’assainissement des eaux usées et d’améliorer durablement les conditions sanitaires et environnementales dans la région.
Prévu sur une durée de 16 mois, le projet comprend notamment la construction de stations de pompage et d’une station d’épuration, pour un investissement d’environ 11,9 millions de dinars.
Deux chantiers, un même objectif
Lancé en mars dernier, le projet est réparti en deux lots.
Le premier, consacré à la réalisation du réseau d’assainissement de Dhehiba, est actuellement en cours d’exécution.
Le second, portant sur la construction de la station d’épuration, se trouve encore au stade de préparation avant son lancement.
Une réunion de suivi s’est tenue jeudi au siège du gouvernorat afin d’évaluer l’avancement des deux chantiers et d’examiner les difficultés rencontrées.
Le foncier, un obstacle à lever rapidement
Parmi les principales questions examinées figure un problème foncier lié au site destiné à la station d’épuration.
Les participants ont étudié les solutions permettant de débloquer cette situation et d’éviter qu’un problème administratif ne transforme un projet d’infrastructure essentiel en chantier retardé.
Le gouverneur de Tataouine, Amir Gabsi, a appelé à accélérer les travaux et à respecter les délais prévus.
5 920 habitants concernés
L’enjeu dépasse largement celui d’un simple chantier d’infrastructure.
Quelque 5 920 habitants attendent de pouvoir bénéficier de ce projet, qui doit contribuer à améliorer les conditions sanitaires, environnementales et de vie dans la région.
Pour le gouverneur, chaque retard représente donc un enjeu concret pour la population.
Le gouverneur veut éviter les blocages fonciers
Amir Gabsi a également insisté sur la nécessité de réaliser des études foncières rigoureuses en amont de tout projet public.
L’objectif est d’identifier et de régler suffisamment tôt les éventuels litiges, afin d’éviter les retards dans la réalisation ou l’exploitation des infrastructures une fois les travaux achevés.
La libération de l’emprise foncière, la régularisation des situations et la levée des contraintes doivent ainsi constituer une étape fondamentale avant le démarrage effectif des projets.
Un titre légal pour sécuriser les investissements publics
Cette démarche doit permettre de mettre les terrains et propriétés concernés à la disposition du maître d’ouvrage avec un titre légal opposable.
Une sécurisation indispensable pour limiter les risques de litiges judiciaires ou administratifs susceptibles de retarder, voire de compromettre, la réalisation et l’exploitation des infrastructures publiques.
13,9 MD, 16 mois et 5 920 bénéficiaires : le compte à rebours est lancé
À Dhehiba, le chantier de l’assainissement représente un investissement de près de 14 millions de dinars et une attente importante pour des milliers d’habitants.
Le défi est désormais double : accélérer les travaux et régler définitivement les contraintes foncières pour que l’investissement public se traduise rapidement par une amélioration concrète des conditions de vie.




















