Le secteur tunisien du textile et de l’habillement veut passer à l’action face aux difficultés qui menacent la stabilité de sa main-d’œuvre et la continuité de l’activité des entreprises.
Réunis jeudi au siège du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le ministre Riadh Chaoued et les représentants de la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement ont décidé de mettre en place un groupe de travail conjoint chargé d’identifier des solutions concrètes aux problématiques du secteur.
Stabiliser la main-d’œuvre et préserver l’activité
La priorité affichée est claire : renforcer la stabilité de la main-d’œuvre et garantir la continuité de l’activité des entreprises.
Les deux parties ont également convenu d’élaborer un plan d’action commun pour soutenir la formation et l’emploi, tout en renforçant la coordination entre les structures du ministère et la Fédération.
L’objectif sera notamment d’identifier avec précision les besoins des entreprises en compétences et en main-d’œuvre, puis de mettre en place les mécanismes nécessaires pour y répondre.
Le textile veut redevenir attractif
Autre chantier majeur : l’image du secteur.
Un plan de communication conjoint sera élaboré afin de renforcer l’attractivité du textile et de l’habillement auprès des demandeurs d’emploi et de mieux faire connaître les opportunités professionnelles et les avantages offerts par le secteur.
Des journées de recrutement seront également organisées au profit des entreprises opérant dans cette activité.
Formation et emploi au cœur du partenariat
La réunion a permis d’examiner les principales difficultés auxquelles fait face le secteur, notamment celles liées à la formation, à l’emploi et à l’insertion professionnelle.
De nouveaux axes de partenariat seront explorés afin de rapprocher davantage les besoins réels des entreprises des dispositifs de formation professionnelle.
Un secteur stratégique pour l’économie tunisienne
Pour le ministre Riadh Chaoued, le textile et l’habillement occupent une place stratégique dans l’économie nationale.
Le ministère entend renforcer son ouverture sur le secteur productif, considéré comme un partenaire essentiel dans la mise en œuvre d’une politique publique favorisant l’emploi, la création de richesses et l’inclusion sociale et économique.
Le ministre a appelé à accélérer l’élaboration de solutions communes aux difficultés rencontrées par les entreprises.
La Fédération réclame des réformes
De son côté, le président de la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement, Haithem Bouajila, a exposé les principales préoccupations du secteur.
Parmi les priorités figurent la formation, l’emploi et l’insertion, mais également la nécessité de réviser certaines dispositions législatives considérées comme des obstacles au développement du secteur.
Le textile tunisien face à un tournant
Entre pénurie de compétences, difficultés de recrutement, besoins de formation et contraintes réglementaires, le secteur se retrouve aujourd’hui face à un véritable défi.
La création de ce groupe de travail marque ainsi la volonté de rapprocher État et professionnels autour de solutions concrètes, avec un objectif central : préserver les emplois, soutenir les entreprises et redonner au textile tunisien une nouvelle dynamique.




















