Le baril de Brent franchit à nouveau la barre symbolique des 100 dollars, sur fond de craintes croissantes concernant l’approvisionnement pétrolier de la région.
Le pétrole vient de franchir un seuil hautement symbolique. Les contrats à terme sur le Brent sont repassés mercredi au-dessus de 100 dollars le baril, une première depuis le 24 juillet, alors que l’intensification du conflit au Moyen-Orient ravive les inquiétudes sur les flux pétroliers de la région.
Le Brent a progressé de 2,15 dollars, soit 2,2 %, pour atteindre 100,07 dollars le baril. De son côté, le West Texas Intermediate (WTI) américain a gagné 1,70 dollar, soit 1,83 %, à 94,73 dollars.
LE BARIL PREND 25 % EN QUELQUES SEMAINES
La dynamique est spectaculaire : depuis le début du mois dernier, le prix du Brent a bondi d’environ 25 %.
Cette envolée intervient alors que les espoirs d’un règlement durable du conflit entre les États-Unis et l’Iran s’amenuisent, faisant ressurgir les craintes d’une perturbation des approvisionnements énergétiques mondiaux.
LE MOYEN-ORIENT, À NOUVEAU AU CŒUR DU RISQUE PÉTROLIER
Le franchissement des 100 dollars constitue surtout un signal de tension pour les marchés. Lorsque les investisseurs anticipent des perturbations de l’offre dans une région stratégique pour l’énergie mondiale, la pression haussière sur les cours s’intensifie rapidement.
Chaque nouvelle escalade militaire peut ainsi se traduire par une nouvelle prime de risque sur le baril.
100 DOLLARS : UN SEUIL QUI CHANGE LA DONNE
Le retour du Brent au-dessus de 100 dollars dépasse donc la simple performance quotidienne des marchés pétroliers.
Il marque le retour d’un niveau de prix susceptible de raviver les inquiétudes sur l’inflation, les coûts de transport et les factures énergétiques des économies importatrices.
Le pétrole repasse les 100 dollars. Et avec lui, la crainte d’un nouveau choc énergétique refait surface.




















