Le compte à rebours est lancé à Nabeul. À l’approche de la saison des pluies, les autorités régionales veulent éviter que les fortes précipitations ne se transforment une nouvelle fois en inondations et en routes impraticables.
Au total, 58 points nécessitant des interventions urgentes ont été identifiés dans le gouvernorat de Nabeul. Dans le même temps, 95 autres points à risque ont déjà fait l’objet d’interventions depuis le début du mois de juillet.
Ces chiffres ont été présentés vendredi lors d’une réunion de la commission régionale chargée de la prévention et de la gestion des catastrophes, tenue au siège du gouvernorat sous la présidence de la gouverneure Hana Chouchani.
Nettoyer avant que la pluie n’arrive
La priorité est désormais d’éliminer tout ce qui pourrait empêcher l’eau de s’écouler correctement.
Les équipes régionales doivent notamment procéder au curage des oueds, à l’élimination des déchets, des déblais et de la végétation qui obstruent les cours d’eau. Les réseaux d’assainissement et les canaux d’évacuation des eaux pluviales font également partie des infrastructures ciblées.
Dans les zones urbaines et le long des routes classées, des opérations d’élagage des arbres sont également prévues afin de limiter les risques d’obstruction et de perturbation de la circulation.
Une semaine à dix jours pour agir
La gouverneure de Nabeul a fixé un délai particulièrement court aux services régionaux et aux municipalités.
Les problèmes signalés par les équipes techniques devront être réglés dans un délai d’une semaine à dix jours au maximum.
L’objectif est de ne pas attendre les premières pluies pour intervenir. Une fois les eaux présentes, les marges de manœuvre deviennent évidemment beaucoup plus limitées.
Pompes, réservoirs et groupes électrogènes
La prévention ne s’arrête pas au nettoyage.
Les municipalités ont également été appelées à accélérer l’acquisition de pompes à eau, de réservoirs d’eau potable et de groupes électrogènes.
Ces équipements pourraient devenir indispensables en cas d’inondations importantes ou d’interruption de la circulation entre certaines zones.
L’idée est donc de renforcer les moyens d’intervention avant l’arrivée des épisodes pluvieux et d’éviter de se retrouver dans l’urgence sans matériel suffisant.
Les leçons d’un début d’année difficile
Cette mobilisation n’est pas le fruit du hasard.
Nabeul garde en mémoire les importantes perturbations provoquées par les fortes pluies enregistrées en janvier, février et mars 2026. Plusieurs oueds étaient alors sortis de leur lit et d’importantes accumulations d’eau avaient affecté plusieurs routes.
Face à ce précédent, les autorités régionales veulent désormais privilégier l’anticipation.
95 points déjà traités, 58 encore à sécuriser : à Nabeul, la saison des pluies se prépare avant les premières gouttes.




















