La tension sociale monte à la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG). Les employés et cadres de l’entreprise ont décidé d’observer une grève générale les 1er, 2 et 3 septembre 2026, si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
L’annonce figure dans un avis de grève publié lundi par la section des Offices et des institutions publiques de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).
Plusieurs revendications au cœur du conflit
Les agents et cadres de la CPG réclament notamment l’application immédiate de l’ensemble des procès-verbaux de réunions et des accords conclus, ainsi que la mise en œuvre des augmentations salariales prévues.
Parmi les principales revendications figurent également :
- 💰 L’augmentation de l’indemnité de fin de carrière, à l’instar du Groupe chimique tunisien ;
- 📈 L’augmentation de l’indemnité de compensation de 4 % ;
- 💵 L’intégration des augmentations salariales des années 2015, 2016 et 2017 dans le salaire de base de l’ensemble des agents ;
- 📋 L’application des accords et engagements précédemment conclus.
Un bras de fer qui dure
Les membres du Conseil sectoriel des mines, réunis le 30 juin 2026, ont réitéré leurs demandes, dénonçant l’absence de réponse de la direction générale et de l’autorité de tutelle à leur demande de tenir une réunion de travail.
Pour les représentants syndicaux, cette absence de réponse constitue l’un des principaux éléments ayant conduit à l’escalade actuelle.
La CPG au cœur d’un secteur stratégique
La Compagnie des Phosphates de Gafsa occupe une place centrale dans l’économie tunisienne et particulièrement dans l’activité économique de la région de Gafsa.
Une grève de trois jours pourrait donc dépasser le simple cadre social et avoir des répercussions sur la production, le transport et l’approvisionnement de la filière phosphatière.
Le mouvement annoncé pourrait ainsi constituer un nouveau test pour le dialogue social dans un secteur stratégique.
La balle est désormais dans le camp des autorités
L’avis de grève a été adressé notamment au ministre de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, au ministre des Affaires sociales, au secrétaire général du gouvernement, au directeur général de l’Inspection du travail et de la conciliation ainsi qu’au directeur général de la CPG.
Le message syndical est donc clair : sans avancées concrètes sur les revendications, les agents de la CPG passeront à l’action les 1er, 2 et 3 septembre.




















