Les compagnies aériennes tunisiennes sont en difficultés depuis des années. Une flotte vieillissante, faisant face à une concurrence rude de la part des grandes compagnies, et l’absence de volonté de restructuration ou de sauvetage. La compagnie nationale « La Gazelle » Tunsiair ne compte que 12 avions opérationnelles, avec l’objectif de les porter à 18 d’ici la fin de l’année. Quant à la compagnie privée Nouvelair, elle compte 17 appareils en exploitation qui tournent à plein régime. Ce nombre limité d’appareils et qui nécessitent des entretiens énormes est la principale cause des retards occasionnés. Des retards qui ont atteint selon les témoignages des clients dans certains cas plus de 5 heures et même une journée entière.
Les deux compagnies nationales sont malheureusement les champions des retards des avions en départ de France. Selon une étude publiée cette semaine par le site « Flightright » qui aide les clients à se faire indemniser par les compagnies aériennes en cas de retards, près de quatre vols sur 10 au départ de la France ont fait l’objet d’un retard parmi les 25 principales compagnies aériennes de l’Europe. Ce sont 41033 vols qui ont été en retard de 15 minutes ou plus sur les 107.970 trajets aériens entre le 1er juin et le 20 juillet.
Au départ de la France, Tunisair est présenté comme le mauvais élève avec 55,45% de ses vols retardés de 15 minutes ou plus (417 vols sur 752 au total) suivie de Nouvelair (52,69%, soit 461 liaisons sur 875) et Aer Lingus (47,38%) qui a enregistré 316 vols retardés sur 667 au total.
Le meilleur élève du classement du site c’est Turkish AirLines qui enregistre le meilleur taux (15,61%) avec seulement 35 retards sur 865 trajets. Selon l’étude de Flightright, 59% des passagers estiment n’avoir reçu aucun soutien de leur compagnie lors d’une annulation ou d’un retard, pourtant la législation européenne impose une indemnisation entre 250 et 600 euros selon la durée du retard et les causes de la perturbation.
Alors que certains experts tunisiens appellent à l’Open Sky, afin de dynamiser le tourisme en Tunisie, la situation actuelle des compagnies nationales risquent de s’empirer si une ouverture du ciel est déclarée. Avec un tel palmarès ils n’arriveront jamais à rivaliser avec les autres compagnies.




















