La Chambre syndicale nationale du photovoltaïque (CSPV), relevant de l’UTICA, a appelé les autorités tunisiennes à engager des réformes urgentes afin d’accélérer la transition énergétique, qu’elle considère comme un levier stratégique pour renforcer la sécurité énergétique, stimuler la croissance économique, créer des emplois et améliorer la compétitivité de l’industrie nationale.
À l’issue d’une réunion tenue le 27 juillet 2026 avec des représentants du ministère de l’Industrie, la Chambre a transmis aux pouvoirs publics une série de recommandations destinées à lever les principaux obstacles freinant le développement des énergies renouvelables.
Parmi les mesures proposées figure l’accélération des procédures administratives, grâce à la réduction des délais de traitement des dossiers, à la simplification des autorisations et à la généralisation de la digitalisation des démarches.
La Chambre plaide également pour un cadre fiscal plus attractif, avec l’exonération des panneaux photovoltaïques, des onduleurs et des batteries des droits de douane et de la TVA, afin de réduire le coût des investissements et de favoriser une adoption plus large de l’énergie solaire.
Elle recommande aussi le développement de mécanismes de financement permettant aux ménages d’acquérir des systèmes de stockage d’électricité, afin d’optimiser l’utilisation de l’énergie produite et de renforcer leur autonomie énergétique.
Les professionnels demandent en outre de faciliter les investissements privés dans les projets photovoltaïques, en accélérant la délivrance des autorisations nécessaires à la réalisation des centrales solaires.
Parmi les propositions les plus ambitieuses figure le lancement d’un programme national de « Citoyenneté énergétique », qui viserait à équiper un million de familles tunisiennes en installations photovoltaïques sur une période de cinq ans. Ce programme permettrait d’ajouter 600 MW de capacité de production électrique, tout en intégrant les ménages à faible consommation dans la dynamique de la transition énergétique.
La Chambre appelle également à une réforme du régime d’autoproduction d’électricité en moyenne tension, en supprimant la limite actuelle de 30 % pour l’injection des excédents sur le réseau, en révisant le tarif de rachat de l’électricité produite et en autorisant les industriels à intégrer des solutions de stockage de l’énergie.
En conclusion, la CSPV réaffirme sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs concernés afin de bâtir un environnement réglementaire, fiscal et économique propice au développement massif des énergies renouvelables en Tunisie, dans un contexte marqué par un déficit énergétique croissant et une volonté d’accélérer la transition vers un modèle plus durable.




















