Vu son importance pour l’économie nationale, nous ne cesserons pas de suivre le dossier du financement des PME.
On se rappelle toujours de la réunion tenue le 6 Mai 2026 entre le gouverneur de la Banque Centrale et les dirigeants des banques consacrée au rôle des banques dans le financement de l’économie et des PME. L’une des décisions phares de cette réunion est la mise en place, sous l’égide du Conseil Bancaire et Financier (CBF), d’un groupe de travail chargé de proposer, dans un délai d’un mois, une feuille de route opérationnelle. Celle-ci devra définir des engagements concrets du secteur bancaire visant à renforcer le financement de l’économie, soutenir les PME et impulser une nouvelle phase de développement du secteur, a indiqué la BCT dans son communiqué rapportant l’évènement.
Lors de cette réunion le gouverneur a souligné que la solidité du secteur bancaire et le respect des équilibres prudentiels doivent aller de pair avec une mobilisation accrue en faveur de l’économie réelle, dans le respect des règles de bonne gestion des risques.
Deux mois sont passés et à ce jour aucun rapport, aucune proposition n’est sortie de cette commission. On aurait aimé que le gouverneur présente l’ébauche de ce travail au président de la République lors de sa rencontre pour lui remettre le rapport annuel de la BCT pour 2025.
Selon ce même rapport, les crédits pour le secteur privé en 2025 ont augmenté de 2.7% avec un encours total de 74 milliards de dinars. Cette hausse est tirée par celle des crédits à court terme (+4,8% en 2025 contre +1% en 2024). Pour leur part, les crédits à moyen et long termes ont enregistré une baisse de 0,4% contre une hausse de 2,1% une année auparavant.
Avec une part de 52.1%, le secteur industriel continue de bénéficier des principaux financements bancaires.
Ce retard dans l’élaboration d’un rapport, qui va constituer un engagement ferme de la part des banques, témoigne encore une fois la réticence des acteurs du secteur à faire un effort supplémentaire. Mais il faut les comprendre. Leur marge de manœuvre est très réduite puisqu’ils sont constamment sous la pression de l’Etat et des entreprises publiques qui bénéficient d’une grande partie des ressources financières disponibles. Viendra….viendra pas…on ne lâchera pas cette affaire.




















