La nouvelle direction de l’Espérance Sportive de Tunis est aujourd’hui appelée à revoir avec beaucoup de sagesse et de responsabilité le dossier du jeune Zakaria El Aïeb. Son départ représenterait non seulement une perte énorme pour le club, mais également un signal négatif envoyé à toute une génération de jeunes talents tunisiens qui rêvent de réussir sous les couleurs sang et or.
Zakaria El Aïeb possède des qualités techniques extraordinaires. Vision du jeu, intelligence tactique, capacité à orienter le jeu, sérénité balle au pied : autant d’atouts qui font de lui un joueur capable de devenir le véritable pivot de l’Espérance dans les années à venir, mais aussi un élément important de l’équipe nationale tunisienne.
Le plus regrettable dans cette situation est le sentiment que certains jeunes joueurs ne bénéficient pas toujours de l’encadrement, de la patience et de la confiance nécessaires pour éclore. Un grand club ne se construit pas uniquement avec des recrutements coûteux, mais aussi avec la valorisation de son école et de ses propres talents.
L’histoire du football tunisien nous enseigne que plusieurs joueurs ont explosé ailleurs après avoir manqué de considération dans leur club formateur. L’Espérance, référence historique du football tunisien et africain, doit rester fidèle à son identité de club bâtisseur et protecteur de jeunes talents.
Le cas de Zakaria El Aïeb n’est malheureusement pas isolé. Plusieurs jeunes joueurs du club ont aujourd’hui besoin que leurs dossiers soient réévalués avec sérieux et équité. Il est urgent d’ouvrir une réflexion profonde sur la politique sportive liée aux jeunes, leur intégration progressive, leur accompagnement psychologique et leur valorisation.
Les supporters espérantistes veulent voir émerger une nouvelle génération capable de porter haut les couleurs du club pendant de longues années. Pour cela, il faut protéger les talents avant qu’il ne soit trop tard.
L’Espérance a toujours été grande lorsqu’elle croyait en ses enfants.




















