L’ indice FAO des prix alimentaires , qui suit les variations mensuelles des prix internationaux d’un panier de produits alimentaires commercialisés à l’échelle mondiale, s’est établi en moyenne à 130,7 points en avril, en hausse de 1,6 % par rapport à son niveau révisé de mars et de 2,0 % par rapport à l’année précédente.
L’ indice FAO des prix des céréales a progressé de 0,8 % par rapport à mars et de 0,4 % sur un an, reflétant la hausse des prix des principales céréales, à l’exception du sorgho et de l’orge. Les prix mondiaux du blé ont augmenté de 0,8 %, en raison des inquiétudes liées à la sécheresse dans certaines régions des États-Unis et d’une probabilité accrue de précipitations inférieures à la moyenne en Australie. Le rapport du FAO a consacré une rubrique spéciale pour les céréales. La FAO a revu à la hausse ce mois-ci ses dernières prévisions de production pour 2025 concernant la plupart des principales céréales, confirmant ainsi les signes d’une offre globalement favorable pour la campagne 2025/26. La production céréalière mondiale est désormais estimée à 3 040 millions de tonnes, soit une augmentation de 6 % par rapport à l’année précédente.
L’ indice FAO des prix des huiles végétales a progressé de 5,9 % par rapport à mars, atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2022. Cette hausse s’explique par l’augmentation des prix des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza. Les prix internationaux de l’huile de palme ont progressé pour le cinquième mois consécutif en avril, principalement sous l’effet d’une demande plus forte anticipée du secteur des biocarburants.
L’ indice FAO des prix de la viande a atteint un nouveau record en avril, enregistrant une hausse de 1,2 % par rapport à mars et de 6,4 % sur un an. Les prix mondiaux de la viande bovine ont culminé, soutenus par la hausse des cotations à l’exportation au Brésil, dans un contexte d’offre limitée de bovins prêts à l’abattage, témoignant de la reconstitution en cours des troupeaux.
L’ indice FAO des prix du sucre a également chuté, de 4,7 % par rapport à mars et de 21,2 % par rapport à l’année dernière. Ce recul s’explique principalement par les anticipations d’une offre mondiale abondante pour la campagne en cours, confortées par l’amélioration des perspectives dans les principaux pays producteurs asiatiques, notamment la Chine et la Thaïlande.
Selon le FAO, le tendance actuelle va créer 45 millions nouveaux pauvres dans le monde.
La hausse des prix est aussi causée par la hausse enregistrée dans les prix des engrais qui ont augmenté de plus de 60%.





















