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Sommes-nous un pays d’Intelligence Artificielle ?

Lexpert Editeur Lexpert
23 janvier 2026
in Actualités, Economie
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Le développement de l’Intelligence Artificielle dans le monde se fait à une vitesse vertigineuse. Mais ce développement diffère selon les pays, l’infrastructure numérique, et la culture des jeunes.

Microsoft publie chaque semestre un rapport sur la diffusion de l’Intelligence Artificielle dans le monde. L’évolution est importante pour certains pays et elle l’est moins pour d’autres. Pour la Tunisie, au premier semestre 2025 ce sont 12.4% des tunisiens en âge de travailler utilisent l’IA, et au deuxième semestre ce sont 12.7%. Derrière ce chiffre il est légitime de poser la question sur le positionnement de la Tunisie à l’échelle internationale. Sommes-nous un pays d’IA ?

 

Comparaison des taux d’adoption de l’IA dans le monde

Le rapport de Microsoft est réalisé tous les 6 mois pour confirmer que les changements sont rapides dans le monde. Pour la version publiée au mois de Janvier 2026, Microsoft a estimé l’utilisation de l’IA dans 147 pays à travers le monde. Il mesure la part de la population en âge de travailler de chaque pays ayant utilisé l’IA au moins une fois.

Au cours du second semestre 2025, 16,1 % de la population mondiale en âge de travailler utilisait l’IA, ce qui indique un potentiel d’adoption important. Aujourd’hui, environ une personne sur six utilise l’IA pour apprendre, travailler ou résoudre des problèmes.

Parallèlement, son utilisation varie considérablement d’un pays à l’autre. Les taux d’adoption s’établissent en moyenne à 24,7 % dans les pays du Nord, contre 14,1 % dans les pays du Sud. Certains pays, comme les Émirats arabes unis et Singapour, se distinguent nettement. L’adoption dans les pays du Nord a progressé presque deux fois plus vite que dans les pays du Sud, creusant l’écart de 9,8 à 10,6 points de pourcentage.

Avec 64 % de la population utilisant des outils d’IA générative, les Émirats arabes unis se classent non seulement premiers au niveau mondial, mais figurent également parmi les pays où l’adoption de ces technologies connaît la croissance la plus rapide.

Avant même le lancement de ChatGPT, l’intelligence artificielle était déjà utilisée dans les services publics des Émirats arabes unis. Cette utilisation s’appuyait sur des cadres de gouvernance précoces mis en place en 2017, dans le cadre de la stratégie nationale en matière d’IA ciblant neuf secteurs clés. De son côté le Qatar se positionne à la 10ème place mondiale avec un taux de diffusion de 38.30%. La Jordanie enregistre un taux de 25.40%, l’Arabie Saoudite 26.20%, le Liban 25.70% et Oman 24.20%.

Le premier africain est l’Afrique du Sud avec un taux de 21.10%, suivi de la Namibie avec 13.80% et l’Egypte avec 13.40%.

Singapour se classe deuxième à l’échelle mondiale, avec 60,9 % de sa population utilisant l’IA. À l’instar des Émirats arabes unis, Singapour a investi très tôt dans les infrastructures et la recherche et le développement en IA.

En Europe, la Norvège occupe la première place et la troisième au niveau mondial avec un taux d’adoption de 46,4 %. Elle est suivie par l’Irlande (44,6 %) et la France (44,0 %), deux pays dotés d’écosystèmes technologiques robustes.

Parallèlement, aux États-Unis, le taux d’adoption s’élevait à 28,3 %, soit le 24e rang mondial. Curieusement, bien que les États-Unis développent une recherche en IA de pointe et abritent certaines des plus grandes entreprises mondiales du secteur, la confiance dans cette technologie reste relativement faible.

En queue de peloton se trouve le Cambodge, avec un taux d’adoption de seulement 5,1 %. Malgré des progrès, le manque d’investissements et d’infrastructures demeure un obstacle majeur à une adoption plus large.

 

Des occasions ratées pour la Tunisie :

Avec 12.7% des tunisiens en âge de travailler qui utilisent l’Intelligence Artificielle la Tunisie se classe en 7ème position à l’échelle africaine et en dessous de la moyenne mondiale. Un niveau qui ne traduit pas le potentiel de diffusion et d’utilisation de l’IA en Tunisie. Selon le rapport de Microsoft, Deepseek est utilisé par plus de 16% des tunisiens.

Selon une étude réalisée en Octobre 2025 par Emrhod Consulting, 8 % des tunisiens utilisent des outils d’IA de manière régulière et en comprennent les mécanismes. La majorité (55 %) dispose d’une compréhension élémentaire, tandis qu’un Tunisien sur cinq ignore totalement de quoi il s’agit ou se contente d’avoir entendu le terme sans en saisir la portée.

Depuis quelques années plusieurs startup tunisiennes excellent dans le domaine de l’intelligence artificielle et excellent à l’international. Notre fierté demeure toujours la société InstaDeep de Karim Beguir. D’autres success story tunisiennes témoignent qu’il existe un grand potentiel de développement de l’IA en Tunisie.

Le ministère de la santé a de son côté lancé plusieurs projets d’adoption de l’IA dans le secteur.

Dans l’AI Talent Readiness Index 2025 pour l’Afrique, la Tunisie a été classée 2ème sur 54 pays africains en matière de disponibilité de compétences dans le domaine de l’IA (compétences numériques, nombre de développeurs, infrastructures, etc.).

Sur un autre plan, les opérateurs Telecom sont en train d’investir dans l’infrastructure technologique afin de faciliter l’accès aux outils numériques et surtout après l’entrée en exploitation de la 5G.

Les entreprises tunisiennes se mettent de leurs côté à l’IA et l’intègre comme un outil de développement et d’innovation.

La Tunisie peut être un pays d’IA si on met la stratégie adaptée et qu’elle soit portée par l’Etat et les entreprises, surtout que nous avons tous les atouts pour le faire.

85% de la population tunisienne a accès à internet ce qui la place en deuxième position  l’échelle africaine. 9 millions de Smartphones sont utilisés par les tunisiens dont plus de 60% sont compatibles 4G. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, la Tunisie occupe le 2e rang à l’échelle mondiale par le nombre de diplômés en technologie, ingénierie et mathématiques. Environ 8000 ingénieurs toute spécialité confondue sortent des universités tunisiennes chaque année.

Avec tous ces atouts au niveau de l’infrastructure et des ressources humaines, la Tunisie ne peut que réussir. Le ministère des technologies de l’information est appelé à lancer une stratégie nationale de développement de l’IA en partenariat avec le secteur privé. L’IA doit être enseignée dés les premières années de l’école jusqu’au diplôme afin d’aspirer à une génération future branchée sur l’IA. La stratégie doit intégrer des investissements ciblés dans les infrastructures numériques, l’éducation et l’accès à la technologie, afin de ne pas rester à la marge de cette révolution.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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