Et si la solution pour redonner une identité forte et durable à l’équipe nationale tunisienne ne résidait pas dans un nom providentiel, mais dans un duo complémentaire, capable de travailler de concert, dans la continuité et l’intelligence collective ?
La nomination conjointe de Khaled Ben Yahya et Radhi Jaïdi mérite aujourd’hui d’être posée sérieusement dans le débat public et sportif.
Deux profils, une vision commune
À première vue, tout semble opposer les deux hommes. En réalité, tout les rapproche.
- Khaled Ben Yahya, formateur dans l’âme, technicien rigoureux, fin lecteur du jeu et excellent gestionnaire de vestiaire, incarne la stabilité tactique, la pédagogie et la construction sur le long terme. Son parcours, aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger, témoigne d’une vraie capacité à bâtir des groupes compétitifs avec des moyens parfois limités, mais une exigence constante.
- Radhi Jaïdi, ancien défenseur international au vécu européen affirmé, apporte quant à lui une culture de la haute intensité, de la discipline défensive moderne et du professionnalisme de haut niveau. Son expérience dans les championnats étrangers et dans la formation de jeunes talents lui confère une lecture contemporaine du football, proche des standards internationaux.
La complémentarité comme principe de gouvernance
Là où l’équipe nationale a souvent souffert, ce n’est pas du manque de talents, mais d’un déficit de cohérence, de communication interne et de vision partagée.
Un duo Ben Yahya – Jaïdi permettrait :
- une répartition claire des rôles (gestion globale, projet de jeu, animation offensive / organisation défensive) ;
- un équilibre entre expérience locale et ouverture internationale ;
- un travail approfondi sur la transition générationnelle, sujet clé pour l’avenir de la sélection.
Ce binôme pourrait instaurer une culture de staff moderne, loin de la personnalisation excessive du pouvoir technique, au profit d’un leadership collectif.
Redonner une identité à la sélection
La Tunisie a toujours performé lorsqu’elle a su s’appuyer sur :
- une défense solide,
- un milieu discipliné,
- une projection offensive intelligente.
Ce triptyque correspond parfaitement à la synthèse des deux profils. Ben Yahya structure, Jaïdi dynamise. L’un anticipe, l’autre impose. Ensemble, ils peuvent redonner aux Aigles de Carthage une identité claire, lisible et respectée.
Un signal fort pour le football tunisien
Au-delà de l’aspect purement sportif, cette nomination serait aussi un message politique fort :
celui d’un football tunisien qui croit en ses compétences nationales, qui valorise l’intelligence collective et qui ose des solutions innovantes, loin des décisions précipitées et des paris solitaires
Le temps est peut-être venu de sortir de la logique de l’homme providentiel pour entrer dans celle du projet partagé.
Khaled Ben Yahya et Radhi Jaïdi, par leurs parcours, leurs compétences et leur complémentarité, ont les cartes en main pour conduire ensemble l’équipe nationale vers plus de stabilité, de crédibilité et d’ambition.
La balle est désormais dans le camp des décideurs.





















