De nouvelles perspectives de financement et de coopération s’ouvrent pour l’agriculture tunisienne. L’Instance arabe d’investissement et de développement agricole se dit disposée à étudier de nouvelles propositions de projets en Tunisie et à faciliter l’accès des secteurs public et privé aux mécanismes de financement et d’assistance technique dont elle dispose.
Cette ouverture a été exprimée par le président de l’institution, Obeid Saif Hamad Al-Zaabi, lors d’une rencontre tenue vendredi avec le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.
De nouveaux projets agricoles à l’étude
Au cours de cette rencontre, le responsable de l’Instance arabe a fait part de sa satisfaction quant à l’état d’avancement des projets de l’institution en Tunisie.
Il a également réaffirmé sa disposition à examiner de nouvelles propositions, ouvrant ainsi la voie à un éventuel élargissement du portefeuille de projets soutenus par l’institution dans le pays.
L’objectif est notamment de permettre aux acteurs publics et privés tunisiens de bénéficier des instruments de financement et de l’expertise technique disponibles, afin de soutenir les initiatives présentant un potentiel de développement agricole.
Tunis et l’Instance arabe veulent renforcer leur partenariat
Selon un communiqué du ministère de l’Économie et de la Planification, les discussions ont principalement porté sur l’état de la coopération entre la Tunisie et l’Instance arabe d’investissement et de développement agricole, ainsi que sur les perspectives de son renforcement au cours de la prochaine période.
Les deux parties ont salué les relations de coopération existantes et exprimé leur volonté de développer davantage les partenariats et d’élargir leurs domaines d’intervention.
Cette démarche vise à renforcer la contribution des investissements agricoles au développement économique et à la sécurité alimentaire.
La modernisation des filières au cœur des priorités tunisiennes
De son côté, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a souligné la place importante accordée au secteur agricole dans les plans et programmes de développement de la prochaine période quinquennale.
Les priorités évoquées concernent aussi bien l’amélioration de la production que le développement et la modernisation des différentes filières agricoles.
Dans un contexte marqué par les défis liés à la sécurité alimentaire, à la gestion des ressources et à la performance des chaînes de production, le renforcement des investissements constitue un levier potentiel pour améliorer la compétitivité du secteur.
Financement et assistance technique : quelles perspectives ?
La disponibilité affichée par l’Instance arabe ouvre des perspectives pour de nouveaux projets, mais leur concrétisation dépendra de l’examen des propositions, de leur faisabilité et des modalités de financement qui seront retenues.
L’accès à l’assistance technique pourrait également contribuer à améliorer la conception et la mise en œuvre des projets, notamment dans les domaines liés à la production, à la modernisation des équipements et au développement des filières agricoles.
À ce stade, aucun montant de financement supplémentaire ni aucune liste de nouveaux projets n’ont été précisés dans le communiqué relatif à cette rencontre.
Sécurité alimentaire : transformer la coopération en investissements concrets
Pour la Tunisie, l’enjeu consiste désormais à transformer cette volonté de coopération en projets capables de soutenir durablement la production agricole, de moderniser les filières et de renforcer les capacités des opérateurs publics et privés.
Entre ouverture à de nouveaux projets, accès potentiel aux financements et modernisation agricole, le partenariat avec l’Instance arabe pourrait offrir des perspectives supplémentaires au secteur tunisien. La suite dépendra des projets proposés, des décisions d’investissement et de leur mise en œuvre effective.




















